mardi 16 avril 2013

Pain en forme de fleur et aux arômes de la garrigue





Si vous êtes dans le sud de la France, sachez qu’en ce moment au Musée Arles antique se tient une très belle exposition regroupant certaines œuvres de Rodin, mais aussi les sculptures antiques (dont la plupart viennent de sa propre collection) qui ont inspiré ces mêmes œuvres. Nous y sommes allés le dimanche, en nous arrêtant en route pour profiter des beaux paysages printaniers, et en visitant la ville de Van Gogh que j’aime bien mais que j’ai trouvé encore un peu étourdie après sa longue hibernation.
De retour à la maison, remplie d’énergie et toujours d’une humeur printanière, j’ai fait un pain en forme de fleur et aux arômes de la garrigue. J’ai tout simplement agrémenté ma pâte à pain ordinaire d’huile d’olive et d’un mélange d’herbes typiquement provençales, puis, pour obtenir sa forme bien particulière, j’ai utilisé une technique que j’avais repérée il y a un petit moment et qui est bien expliquée ici.


Pain-fleur aux arômes de la garrigue

Ingrédients :

Pour la pâte :
3 verres (de 250 ml) de farine de blé de type 55 ou 45
1 verre d’eau tiède (à environ 36°C)
1 c. c. de levure boulangère déshydratée
1 c. c. de sucre
1 c. c. de sel

Pour la garniture :
2 c. s. d’huile d’olive
1 c. c. de feuilles de thym
1 c. c. de feuilles de romarin
1 c. c. de graines de fenouil

Préparation :

Faites une pâte à pain ordinaire, en mélangez l’eau, le sucre, la levure et la farine et en la pétrissant ensuite pendant une dizaine de minutes. Couvrez-la et laissez-la lever pendant une heure dans un endroit tempéré.  
Transférez la pâte sur une surface farinée et étalez-la à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Badigeonnez la surface avec l’huile d’olive et parsemez-la des herbes aromatiques et des graines de fenouil.

Faites des entailles sur toute la surface de la pâte, mais sans allez jusqu’aux extrémités. Roulez la pâte en forme de saucisson, puis rouler ce saucisson sur lui-même comme un escargot.


Placez-le sur une plaque allant au four tapissée de papier cuisson. Laissez lever pendant une heure.

Faites cuire le pain pendant 20 minutes environ dans le four préchauffé à 180°C. Sortez-le du four, enveloppez-le dans un torchon, puis laissez-le tiédir sur une grille avant de le déguster.



Suite de la recette en bulgare / Следва рецептата на български



Хляб-цвете с провансалски аромати

Необходими продукти :

За тестото:

3 чаши (от 250 мл) пшенично брашно
1 чаша топла вода (около 36°C)
1 ч. л. суха мая
1 ч. л. захар
1 ч. л. сол
За плънката:

2 с. л. зехтин
1 ч. л. мащерка
1 ч. л. розмарин
1 ч. л. семена от резене

Начин на приготвяне:

Направете обикновено тесто за хляб, смесвайки водата, захарта, маята и брашното и след това го месете за около десет минути. Покрийте го и го оставете да втаса за един час на топло.
Прехвърлете тестото върху набрашнена повърхност и го разстелете с точилка. Намажете повърхността със зехтин и я поръсете с ароматните треви и семената от резене.
Направете нарези по цялата повърхност на тестото, но без да прерязвате краищата.
Завийте тестото на руло, след което го завийте на охлюв.
Поставете го върху тава, покрита с хартия за печене. Оставете да втаса за около един час.
Изпечете хляба за около 20 минути в предварително загрята фурна на 180°C. Извадете го от фурната, увийте в кърпа и го оставете да изстине на решетка.

vendredi 12 avril 2013

Salade de pommes de terre




Parfois, les choses les plus simples sont les meilleures. C’est le cas de cette salade - qui est tellement simple qu’on peut presque dire qu’elle est toute bête. Mais comme cela arrive parfois dans la vie, on peut être à la fois bête et bon (ce qui est quand même beaucoup mieux que d’être bête et méchant). Avec elle, le seul souci vient du fait qu’il est difficile de ne pas s’en resservir. Et c’est précisément la raison qui me retient de ne pas la préparer plus souvent !

mercredi 10 avril 2013

Steak au poivre « camerounais »



Sous l’apparente simplicité de ce plat se cache une saveur paradisiaque. C’est une de nos recettes familiales que je dois à mon mari. Elle vient du menu du restaurant de l’ex-Novotel de Bertoua, au Cameroun. Il y a une vingtaine d’années, mon mari a voyagé à travers le pays avec ses parents et a passé une soirée dans cet hôtel. (Des années plus tard, j’ai fait aussi un court séjour au Cameroun, mais c’est une longue histoire que je vous raconterai sûrement un autre jour.) Heureusement - alors qu’il n’était encore qu’un gosse - il a eu le bon reflexe de demander quelques détails et les a sommairement noté sur la brochure de l’hôtel.
Puis, pendant que nous réfléchissions ensemble au repas à préparer pour la première fête de Noël que nous allions passer ensemble, mon futur (à l’époque) mari a ressorti la précieuse brochure et nous nous sommes mis à décoder la recette qui, évidemment, ne contenait aucune indication ni par rapport aux proportions, ni pour le temps de cuisson. Je l’ai préparée au feeling et, malgré le fait qu’il ait demandé certains ajustements (« les tomates étaient moins présentes », « on sentait plus le beurre »  …), ce plat est devenu l’un de nos préférés et il revient plusieurs fois par an à notre table (pourtant, je n’aime pas trop me répéter en cuisine).

L’exceptionnalité de ce mets repose entièrement par les épaules fragiles du poivre noir. Il doit être très grossièrement concassé, en moitiés ou au maximum en quartiers. Si on a le temps, la meilleure manière de l’obtenir est de couper chaque graine à l’aide d’un bon couteau (ceci permet de faire une excellente méditation active).
En parlant de poivre, saviez-vous qu’une de ses variétés, et notamment le poivre de Penja du Cameroun, fait partie des trois premiers produits du continent africain qui viennent d’obtenir le label IGP, ou Indication Géographique Protégée (avec le miel d’Oku, lui aussi du Cameroun, et le café Ziama-Macenta produit en Guinée). Ce poivre est d’une saveur exquise, et j’imagine que ce plat ne peut être que meilleur avec lui.
Enfin, comme tout steak qui se respecte, celui-ci ne peut être mieux accompagné que par les frites (qui, trempées dans la sauce au poivre, sont à tomber par terre). 

Steak au poivre « camerounais »

Ingrédients (pour 4 steaks) :

4 steaks (ou côtes de porc), d’environ 200 g chacun 
1 – 2 c. à s. d'huile d’olive
1 c. à c. de sel
4 c. à c. (ou plus) de graines de poivre coupées en deux, ou très grossièrement concassées (par exemple, avec le dos d’une casserole)
1 oignon émincé
½ verre de vin blanc
200 ml de pulpe de tomates
20 g de beurre

Préparation

Mettez un peu de poivre grossièrement coupé dans une petite assiette, puis passer chaque steak dans le poivre, en appuyant bien pour le coller sur les deux faces. Ajoutez du poivre au fur et à mesure dans l’assiette. Plongez les steaks dans l'huile chaude et saisissez-les bien de chaque coté sur feu vif (pour 2 à 3 minutes par face). Salez, retirez de la poêle, couvrez et réservez au chaud.
Baissez le feu et faites blondir l’oignon dans la même poêle, en remuant et en grattant bien le fond pour décoller les sucs. Versez le vin blanc, attendez que le liquide diminue jusqu’à un tiers, puis ajoutez la pulpe des tomates. Laissez cuire pendant 5 minutes et remettez les steaks dans la poêle. Couvrez et laissez cuire à feu doux jusqu’à ce que la viande soit fondante. 
Si la viande le permet, terminez la cuisson au four (c’est ce qui donne le meilleur résultat, mais il faut la surveiller en permanence.)
Dressez les steaks sur des assiettes chaudes. Liez la sauce avec le beurre, puis versez deux cuillères de sauce sur chaque steak et servez le reste à part.
Accompagnez de frites, ou bien de pommes de terre sautées ou cuites au four.



Suite de la recette en bulgare / Следва рецептата на български


dimanche 7 avril 2013

Crumpets



Les « crumpets » sont des petits pains cuits à la poêle que les Britanniques consomment habituellement avec le thé de 5 heures de l’après-midi, généralement avec du beurre et de la confiture. D’origine celtique, ils sont devenus très populaires à l’époque victorienne, quand l’ajout de la levure de boulanger dans la recette a contribué à l’aspect spongieux qu’on leur connait actuellement. Ils sont profondément ancrés dans la littérature de l’Albion : par exemple, dans un des livres préférés de mon enfance, « Birds, Beasts, and Relatives » de Gerald Durrell, on assiste à la conversation suivante :   

« ‘And I see we are in time for tea. Strumpets! How lovely! Donald, we have strumpets for tea!’ - ‘Crumpets,’ corrected Donald. »

mardi 2 avril 2013

Brioches roulées à la confiture de pruneaux



Chez nous, le menu de Pâques est assez traditionnel, avec le trio obligatoire « œufs peints – agneau rôti aux herbes – brioche « maison » (alors que pour le chocolat, on fait confiance à Lindt). Cette fois, j’ai fait des brioches à la confiture de pruneaux, comme celles que j’ai connues pendant mon enfance. L’idée trottait dans ma tête depuis mon dernier séjour chez ma mère ; puis, pendant que ma fille préparait son bref séjour à Vienne, j’ai feuilleté son petit guide sur la capitale autrichienne et j’ai vu que la brioche à la confiture de pruneaux était aussi une des spécialités locales. Tout à coup, c’était devenu évident que je ferais cette brioche et aucune autre pour les fêtes Pascales. Bien que le temps, toujours frais et pluvieux, n’était pas de mon côté et que j’ai dû laisser lever mes brioches beaucoup plus longtemps que prévu, elles étaient très agréables, ni peu, ni trop sucrées et pouvaient être mangées toutes seules, avec un bon café ou thé.
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