Ce « thé magique » aurait des vertus d'anti-inflammatoire,
d'antioxydant et d'anti-refroidissement. Il regroupe plusieurs ingrédients à fort pouvoir antioxydant, comme le thé vert,
le gingembre et le curcuma. Il contient aussi du poivre noir qui améliorait
l’absorption du curcuma par l’organisme, et donc ses effets antioxydants et
anti-inflammatoires. De par son caractère brulant, le poivre noir est aussi
très efficace pour réchauffer le corps. La citronnelle, notée comme un
ingrédient facultatif, a également de puissants pouvoirs anti-inflammatoires,
et de plus, elle améliore nettement le goût ! En fait, pendant que l’on boit le
thé, on sent essentiellement la saveur agréable de la citronnelle, remplacée ensuite
par un arrière-goût prononcé de gingembre.
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mardi 26 novembre 2013
mercredi 10 avril 2013
Steak au poivre « camerounais »
Sous
l’apparente simplicité de ce plat se cache une saveur paradisiaque. C’est une
de nos recettes familiales que je dois à mon mari. Elle vient du menu du
restaurant de l’ex-Novotel de Bertoua, au Cameroun. Il y a une vingtaine
d’années, mon mari a voyagé à travers le pays avec ses parents et a passé une
soirée dans cet hôtel. (Des années plus tard, j’ai fait aussi un court séjour
au Cameroun, mais c’est une longue histoire que je vous raconterai sûrement un
autre jour.) Heureusement - alors qu’il n’était encore qu’un gosse - il a eu le
bon reflexe de demander quelques détails et les a sommairement noté sur la
brochure de l’hôtel.
Puis,
pendant que nous réfléchissions ensemble au repas à préparer pour la première
fête de Noël que nous allions passer ensemble, mon futur (à l’époque) mari a
ressorti la précieuse brochure et nous nous sommes mis à décoder la recette
qui, évidemment, ne contenait aucune indication ni par rapport aux proportions,
ni pour le temps de cuisson. Je l’ai préparée au feeling et, malgré le fait qu’il
ait demandé certains ajustements (« les tomates étaient moins présentes »,
« on sentait plus le beurre » …), ce plat est devenu l’un de
nos préférés et il revient plusieurs fois par an à notre table (pourtant, je
n’aime pas trop me répéter en cuisine).
L’exceptionnalité
de ce mets repose entièrement par les épaules fragiles du poivre noir. Il doit
être très grossièrement concassé, en moitiés ou au maximum en quartiers. Si on
a le temps, la meilleure manière de l’obtenir est de couper chaque graine à
l’aide d’un bon couteau (ceci permet de faire une excellente méditation
active).
En
parlant de poivre, saviez-vous qu’une de ses variétés, et notamment le poivre
de Penja du Cameroun, fait partie des trois premiers produits du continent
africain qui viennent d’obtenir le label IGP, ou Indication Géographique
Protégée (avec le miel d’Oku, lui aussi du Cameroun, et le café Ziama-Macenta produit
en Guinée). Ce poivre est d’une saveur exquise, et j’imagine que ce plat ne peut
être que meilleur avec lui.
Enfin, comme
tout steak qui se respecte, celui-ci ne peut être mieux accompagné que par les
frites (qui, trempées dans la sauce au poivre, sont à tomber par terre).
Steak au
poivre « camerounais »
Ingrédients (pour 4 steaks) :
4 steaks (ou côtes de porc), d’environ
200 g chacun
1 – 2 c. à s. d'huile d’olive
1 c. à c. de sel
4 c. à c. (ou plus) de graines de
poivre coupées en deux, ou très grossièrement concassées (par exemple, avec le
dos d’une casserole)
1 oignon émincé
½ verre de vin blanc
200 ml de pulpe de tomates
20 g de beurre
Préparation
Mettez un peu de poivre grossièrement
coupé dans une petite assiette, puis passer chaque steak dans le poivre, en
appuyant bien pour le coller sur les deux faces. Ajoutez du poivre au fur et à
mesure dans l’assiette. Plongez les steaks dans l'huile chaude et saisissez-les
bien de chaque coté sur feu vif (pour 2 à 3 minutes par face). Salez, retirez
de la poêle, couvrez et réservez au chaud.
Baissez le feu et faites blondir
l’oignon dans la même poêle, en remuant et en grattant bien le fond pour
décoller les sucs. Versez le vin blanc, attendez que le liquide diminue jusqu’à
un tiers, puis ajoutez la pulpe des tomates. Laissez cuire pendant 5 minutes et
remettez les steaks dans la poêle. Couvrez et laissez cuire à feu doux jusqu’à
ce que la viande soit fondante.
Si la viande le permet, terminez la
cuisson au four (c’est ce qui donne le meilleur résultat, mais il faut la surveiller
en permanence.)
Dressez les steaks sur des assiettes
chaudes. Liez la sauce avec le beurre, puis versez deux cuillères de sauce sur
chaque steak et servez le reste à part.
Accompagnez de frites, ou bien de
pommes de terre sautées ou cuites au four.
Suite de
la recette en bulgare / Следва рецептата на български
vendredi 30 novembre 2012
Raviolis chinois de poulet aux cinq épices et au poivre vert, façon jiaozi
Ces raviolis sont le plat
préféré de ma fille et j’essaye de m’organiser pour les préparer au moins une fois par an,
pour son anniversaire (qui tombe à la fin du mois de novembre). La question de
l’organisation survient parce que, tout d’abord, ils demandent des ingrédients assez
spécifiques ; et puis, ils sont vraiment très longs à faire. Il ne faut
pas se voiler la face : il faut plus de trois heures pour préparer une dose,
si on s’occupe aussi de la fabrication du mélange d’épices et des cercles de
pâte. Sinon, on peut au moins se procurer la pâte fraîche à ravioli (dans les
épiceries chinoises) et ça va nettement plus vite.
Pendant plusieurs années,
je me suis basée sur une recette du livre « Cuisine chinoise » d’Anne
Wilson pour les ingrédients de la farce des raviolis et de la sauce piquante
qui les accompagne. Auparavant, je suivais aussi le mode de préparation décrit
dans le même livre, mais cette fois j’ai voulu tester la méthode pour les jaozi (jiaozi ou gyosa) du livre
« Cuisine pour changer » d’Anne Willan et le résultat était bluffant.
Raviolis chinois de poulet aux cinq
épices et au poivre vert, façon jiaozi, sauce piquante au concombre
Ingrédients
(pour une trentaine de raviolis) :
Pour la pâte :
400 g de farine (plus
quelques c. s. pour le façonnage des cercles de pâte)
20 cl d’eau bouillante
Pour la farce :
350 g de viande de poulet
(je préfère utiliser de la viande précuite)
2 oignons nouveaux (ou 1
oignon moyen et une dizaine de brins de ciboulette)
½ cuillère à café de
cinq-épices (pour le mélange « maison », c’est ici)
2 cuillères à soupe de
poivre vert en saumure, avec le liquide
un blanc d’œuf
Pour la sauce :
2 cuillères à soupe
d’huile
2 gousses d’ail, en fines
rondelles
2 oignons nouveaux, en fines
rondelles
½ concombre épluché et
coupé en dés
6 cuillères à soupe de
sauce de soja
1 cuillère à soupe de
vinaigre
½ cuillères à café de
purée de piments
5 cuillères à soupe d’eau
Autres ingrédients :
Quelques cuillères à
soupe de farine pour le façonnage des cercles de pâte
De l’huile pour la
friture
Préparation :
Comment préparer la pâte à
raviolis :
Mettez la farine dans un
grand bol et versez lentement l’eau bouillante, en remuant vigoureusement (avec
des baguettes, si vous préférez, ou bien avec une fourchette). Ne vous
inquiétez pas : la farine ne se transformera pas en une masse dure et
incontrôlable. Toute la farine ne sera pas absorbée de suite et il faudra
continuer à mélanger à la main ; mais avant cette étape, vous pouvez couvrir
la pâte et la laisser pour une ou deux minutes, afin de ne pas vous bruler.
Continuez à mélanger à la
main jusqu’à ce que la farine soit absorbée. Transférez la pâte sur une surface
de travail farinée. Pétrissez-la pendant quelques minutes, mais sans trop
insister : elle doit rester souple.
Formez la pâte en boule
et mettez-la dans un bol huilé. Couvrez avec un film alimentaire et laissez
reposer pendant une demi-heure à
température ambiante.
Pendant ce temps, préparez la farce :
Hachez menu la viande de
poulet et les oignons. Écrasez le poivre vert. Mettez tous les ingrédients dans
un bol et mélangez ensemble.
Comment préparer les cercles de pâte :
Divisez la pâte en quatre.
Placez les trois quartiers dans le bol et recouvrez avec le film alimentaire
afin que la pâte ne se dessèche pas. Façonnez le quartier restant en forme de
saucisson, puis découpez-le en 7 ou 8 morceaux de taille approximativement
égale. Roulez chaque morceau de pâte en boule, puis aplatissez ces boules à la
main. Ensuite, étalez chaque boule à l’aide d’un rouleau de pâtisserie, en la saupoudrant
régulièrement de farine et en la tournant et retournant plusieurs fois afin de
former des cercles d’un diamètre d’environ 10 cm. Les bords doivent être plus
fins que le centre.
Comment confectionner les raviolis :
Mettez une cuillère à
soupe de farce au centre d’un cercle de pâte. Humidifiez les bords avec de l’eau, puis pliez
la pâte en faisant 5 ou 6 plis afin d’envelopper la farce. Refermez les
raviolis, en pressant bien les bords avec les doigts afin de les sceller. N’humectez
qu’un cercle de pâte à la fois avant de procéder au pliage, sinon la pâte
devient trop collante. Si cela vous arrive, plongez vos doigts dans la farine
avant de continuer.
Mettez les raviolis
préparés sur une plaque huilée et continuez ainsi jusqu’à l’épuisement des
ingrédients. **
Comment cuire les raviolis :
Vous avez les options
suivantes : cuire les raviolis dans l’eau ; les sauter légèrement,
puis terminer la cuisson à l’eau (à la manière des jiaozi) ; ou bien, les
cuire dans l’eau, et réchauffer dans de l’huile ce qui reste pour le
lendemain.
Pour la cuisson dans l’eau :
Plongez un quart de vos
raviolis dans un grand volume d’eau bouillante salée et laisser cuire pendant
un quart d’heure. Égouttez et nappez immédiatement de sauce.
Pour la cuisson à la manière des jiaozi
:
Chauffez 2 cuillères à
soupe d’huile dans un wok ou dans une poêle antiadhésive. Rangez au fond une
série de raviolis en une seule couche, avec la surface plate vers le bas.
Laissez cuire 1 minute. Ajoutez un verre d’eau (25 cl), couvrez immédiatement
avec un couvercle et laissez cuire pendant huit à dix minutes.
Au bout de ce moment,
l’eau sera complètement évaporée/absorbée par les raviolis et dans la poêle ne
restera que l’huile ; on peut alors sortir les raviolis et continuer avec
la série suivante.
Comment préparer la sauce piquante au
concombre :
Dans un petit bol,
mélangez la sauce de soja, le vinaigre, la purée de piments et l’eau.
Chauffez l’huile dans une
poêle et faites revenir l’ail, les oignons et le concombre.
Ajoutez les ingrédients
mélangés, attendez l’ébullition et ôtez du feu.
Servez les raviolis chauds,
avec la sauce piquante au concombre.
**S’il vous reste de la
pâte, vous pouvez étaler en cercles et les congeler avec la plaque ;
ensuite, vous pouvez les transférer dans une boite et les garder - au
congélateur - pour une utilisation future.
S’il vous reste de la
farce, vous pouvez aussi la congeler.
Enfin, vous pouvez congeler aussi les raviolis crus
(de la même façon que pour les cercles de pâte) et les cuire le jour où voulez
les servir.
Suite de la recette en bulgare / Следва рецептата на
български
lundi 16 avril 2012
100 ! Et Poulet au poivre vert avec Risotto à la milanaise
Aujourd’hui, je vais publier le 100ème post de mon blog.
Ça me met tellement la pression que je décide de ranger mes critères par priorité :
Ce post doit être très spécial.
Je commence bien. Au moins, c’est clair. « Spécial », c’est vraiment un mot apte de remporter le maillot jaune dans une compétition entre les mots les plus flous que l’on puisse imaginer.
Il doit parler d’un plat savoureux.
Je me suis interdit formellement de publier des recettes de plats qui ne sont pas goûteux (quoique, à chacun ses goûts…). Les ratages, c’est une chose (et je trouve qu’il est essentiel de discuter des moyens de les éviter). Mais la vie est trop courte pour manger des plats insipides.
Et qui donne envie.
Voilà qu’on arrive au dilemme délicat : qu’est ce qui est plus important pour un blog, l’aspect ou le goût ? Comme je viens de le dire, pour moi, c’est incontestablement le goût qui prime. Mais quand on a un blog illustré et pas seulement textuel, on a aussi une responsabilité « esthétique » devant ses visiteurs et surtout devant ses « fans » (c’est le moment de dire un grand MERCI à toutes les personnes qui me soutiennent) qui n’ont rien fait de mal pour mériter d’être punis par des images moches.
Il sera plutôt sur un Vrai Plat Cuisiné que sur une pâtisserie.
Vous le savez déjà, je ne bannis pas la pâtisserie quand elle peut s’introduire dans un bon petit déjeuner, mais je préfère de loin la cuisine salée. Je ne vois pas l’intérêt de publier un N-ième gâteau « trop chou » justement aujourd’hui … il n’y a pas que la pâtisserie dans la vie … et il y en a déjà assez sur le net …
Sauf qu’il est beaucoup plus facile de prendre en photo un gâteau qu’un plat cuisiné, sans risquer qu’il ne refroidisse complètement et sans tomber dans le ridicule !
Enfin,
Il doit être sur quelque chose que j’affectionne particulièrement et que ma petite famille apprécie beaucoup.
Car pour moi, cuisiner est avant tout un acte d’amour.
Mais j’ai dû en réalité mettre ce critère en premier, car cela me fait penser à tous les délicieux moments passés en famille, feuilletant livres et magasines culinaires, bavardant sur un ingrédient et les manières spécifiques dont il est accommodé par les diverses cultures, sur une préparation insolite ou tout simplement sur un plat qui nous donne envie, prenant des notes et, parfois, croquant une présentation qui nous a fortement impressionné. Et à ces autres moments (dont nous pouvons disposer essentiellement au cours des périodes festives) quand nous nous affolons autour des planches à découper et des casseroles dans la cuisine, faisant des commentaires qui nous font plier de rire … et prenant des tas de photos à tour de rôle, depuis que je tiens ce blog.
Et voilà que mon choix a penché pour un délicieux plat que nous avons cuisiné récemment avec ma fille :
Poulet au poivre vert et risotto à la milanaise
(pour 4 personnes)
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