Le Tsoureki est un pain brioché traditionnellement préparé en Grèce pour la fête des Pâques orthodoxe (le 1er mai cette année). Il est peu sucré et plutôt maigre, surtout comparé à la brioche française. Bien sûr, on le prépare aussi en dehors des Pâques, mais seuls les Tsoureki de Pâques sont décorés des œufs peints en rouge chargés de symbolique pascale.
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vendredi 29 avril 2016
Pain grec brioché de Pâques (Tsoureki) – 2
Le Tsoureki est un pain brioché traditionnellement préparé en Grèce pour la fête des Pâques orthodoxe (le 1er mai cette année). Il est peu sucré et plutôt maigre, surtout comparé à la brioche française. Bien sûr, on le prépare aussi en dehors des Pâques, mais seuls les Tsoureki de Pâques sont décorés des œufs peints en rouge chargés de symbolique pascale.
vendredi 22 avril 2016
Paskha (Gâteau russe pour la fête des Pâques orthodoxe)
Avec le koulitch (sorte de brioche aux fruits), la Paskha (Пасха, en russe), dont le nom se traduit par « Pâques », est l’un des
deux gâteaux traditionnels russes pour la fête des Pâques orthodoxe (qui, cette
année, sera célébrée le 1er mai).
vendredi 1 avril 2016
Gigot d’agneau lentement cuit, au vin rouge et aux épices (d’après G. Ramsay)
Voici la recette de
l’agneau que j'ai préparé pour la fête de Pâques de cette année (et de l’année
dernière, aussi ; j’espère que je ne dois pas attendre encore toute une
année avant de la refaire, et que vous ne comptez pas non plus d'attendre tellement
longtemps avant de la préparer). Il s’agit de Slow-Cooked Fiery Lamb, et c’est une des recettes très réussies de
Gordon Ramsay. La viande devient parfumée, bien piquante et parfaitement cuite,
moelleuse mais croustillante par endroits ; même ma fille, qui a beaucoup
du mal avec la viande d’agneau, arrive à en manger.
jeudi 2 avril 2015
Torta Pasqualina (Tourte pascale italienne) revisitée
Voici une deuxième version
de la recette de la Torta Pasqualina que j’ai publiée sur mon blog en
2012. C’est une tourte classique de la région de la Ligurie que l’on prépare
pour la fête des Pâques. Elle a une pâte fine et une farce généreuse
composée de légumes verts (feuilles de betterave, kale noir toscan (cavolo nero), artichauts, ortie …), de fromage frais et d’une
bonne quantité d’œufs. Croustillante à l'extérieur et succulente à l'intérieur, cette tourte est un vrai régal printanier.
vendredi 23 mai 2014
Brioche slovène aux noix (Orehova potica)
La Potica est probablement la spécialité culinaire slovène la plus connue au delà des frontières du pays. Ici, on appelle « potica » tout produit boulanger, sucré ou salé, à base de pâte
levée qui possède une forme d’anneau, obtenue grâce à la cuisson dans un moule
spécial.
vendredi 18 avril 2014
Gâteaux grecs traditionnels de Pâques au sésame (Koulourakia me sousami)
Les koulourakia (en grec : κουλουράκια)
sont des petits gâteaux grecs, réalisés traditionnellement pour les fêtes de
Pâques. Ils sont habituellement façonnés à la main. Le plus souvent, ils se
présentent sous la forme de bâtonnets, de cercles, de torsades, de tresses, de
S ou de 8. Leur forme très caractéristique est dérivée de celle du serpent que
les anciens Grecs vénéraient, lui prêtant un pouvoir guérisseur.
vendredi 11 avril 2014
Quelques idées pour Pâques
Pâques approche à grande
vitesse, et je suis en train de réfléchir aux biscuits secs, aux brioches et plats
de résistance que j’aimerai faire pour cette fête. En plus des recettes que je prépare
régulièrement, je suis notamment tentée par les biscuits au sésame qu’on façonne
traditionnellement en Grèce au cours de cette période, les koulourakia, et par une brioche slovène aux noix, la potica. Vous les verrez sans doute sur
ce blog (si je ne change pas d’avis, et si je les trouve réussis), mais ce sera
surement après les fêtes … En attendant, voici une sélection de mes recettes déjà
approuvées :
Œufs de Pâques peintes en rouge (avec teinture maison et à décor
végétal)
mardi 2 avril 2013
Brioches roulées à la confiture de pruneaux
Chez nous, le menu de Pâques est assez traditionnel, avec le
trio obligatoire « œufs peints – agneau rôti aux herbes – brioche
« maison » (alors que pour le chocolat, on fait confiance à Lindt). Cette
fois, j’ai fait des brioches à la confiture de pruneaux, comme celles que j’ai
connues pendant mon enfance. L’idée trottait dans ma tête depuis mon dernier
séjour chez ma mère ; puis, pendant que ma fille préparait son bref séjour
à Vienne, j’ai feuilleté son petit guide sur la capitale autrichienne et j’ai
vu que la brioche à la confiture de pruneaux était aussi une des spécialités
locales. Tout à coup, c’était devenu évident que je ferais cette brioche
et aucune autre pour les fêtes Pascales. Bien que le temps, toujours frais et pluvieux,
n’était pas de mon côté et que j’ai dû laisser lever mes brioches beaucoup plus
longtemps que prévu, elles étaient très agréables, ni peu, ni trop sucrées et pouvaient
être mangées toutes seules, avec un bon café ou thé.
mercredi 27 mars 2013
Brioche roulée aux fruits secs (2)
Voici une
autre proposition de brioche aux fruits secs pour la fête de Pâques. J’ai repris la recette de la pâte de
la brioche roulée que j’ai faite récemment (avec des changements vraiment
mineurs) et j’ai un peu modifié la garniture : ici, j’ai utilisé un
mélange abricots-pruneaux-pommes-raisin secs. J’ai surtout fait une finition
plus élaborée qui a donné une brioche plus festive. Comme elle était plus belle
et plus appétissante, elle est partie aussi plus vite …
Ingrédients :
Pour la
pâte :
250 ml de lait
75 g de beurre
500 g de farine T55
1 œuf
2 c. s. de sucre
1 sachet de levure de boulanger
déshydratée
1 pincée de sel
Pour la
garniture :
¼ tasse de pruneaux, coupés en dés
¼ tasse d’abricots, coupées en dés
¼ tasse de pommes séchées, coupées en
dés
¼ tasse de raisins de Corinthe
3 c. c. de sucre, mélangée avec ½ c. c. de
cannelle en poudre et 1 pincée de noix de muscade
Pour la
finition :
Un demi-jaune d’œuf, battu avec 1 c. c. d’eau ou du lait et 1 c. c. de sucre
Préparation :
Faites chauffer ensemble 2/3
du lait et le beurre dans une petite casserole à feu moyen. Dès que le beurre
fond, retirez du feu, ajoutez le lait restant et laissez reposer le mélange
pendant quelques minutes afin qu’il arrive à une température d’environ 35°C.
Ajoutez le reste des
ingrédients au lait tiédi et mélangez bien (soit à la main dans un grand bol,
soit à l’aide de votre machine à pain), puis pétrissez la pâte pendant une
dizaine de minutes. Laissez la pâte lever jusqu’à ce qu’elle double de volume,
puis pétrissez pendant encore un quart d’heure.
Coupez les fruits secs en
dés.
Divisez la pâte en deux
parties approximativement égales. À l’aide d’un rouleau à pâtisserie, étalez chaque
moitié de pâte sur la surface de travail légèrement farinée pour obtenir un grand
rectangle. Badigeonnez-le avec un peu de beurre fondu, puis saupoudrez avec la
moitié du mélange sucre-cannelle-noix de muscade et répartissez dessus la
moitié des fruits secs.
Enroulez la pâte pour obtenir un long rouleau, puis coupez ce
dernier en cinq morceaux.
Rangez les petits rouleaux
de pâte verticalement dans un plat graissé en forme de cercle, en commençant
par le milieu. Procédez de la même manière avec le reste de la pâte, mais
découpez le rouleau en 6 morceaux. Placez ces rouleaux autour des premiers,
sans les serrer.
Laissez lever dans un
endroit chaud pendant une heure, ou jusqu’à ce que la pâte double de volume.
Badigeonnez la surface de
la brioche avec l’œuf battu et enfournez dans un four préchauffé à 170°C. Surveillez
la cuisson : si nécessaire,
protégez la surface par une feuille d’aluminium. Laissez cuire environ
30 minutes, ou jusqu'à ce que la brioche soit bien dorée et qu'un pic en bois
enfoncé au milieu en ressorte sec.
Suite de
la recette en bulgare / Следва рецептата на български
samedi 7 avril 2012
Torta Pasqualina (Tourte pascale italienne)
C’est une variante de la traditionnelle tourte pascale de la région de Ligurie qui a été façonnée avec du prescinsena (fromage local rappelant la ricotta), de la marjolaine, des œufs et 33 feuilles d’une pâte fine comme du filo : une pour chaque année du Christ. Aujourd’hui, cette tourte est faite avec moins de pâte et la garniture contient souvent des bettes, du cavolo nero (chou palmiste noir de Toscane ou kale toscan) ou des artichauts.
vendredi 6 avril 2012
Œufs de Pâques à teinture végétale
jeudi 12 janvier 2012
Gubana (gâteau vénitien brioché)
La Gubana est un gâteau brioché fourré aux noix, fruits secs, cacao et liqueurs, typique de la région de Frioul-Vénétie julienne (Friuli-Venezia Giulia). Ce territoire a fait partie de la République de Venise pendant des siècles (à l’exception du port de Triest qui a appartenu à l’Empire Austro-hongrois). Après la deuxième guerre mondiale, la région a été divisée entre l’Italie et l’ex-Yougoslavie, notamment le territoire de la Slovénie actuelle. Le nom du gâteau venait ainsi de gubati, qui veut dire froisser, plier en slovène. D'ailleurs, le nom slovène du gâteau est gubanka, transformé en gubana dans la partie italienne de Frioul.
La Gubana a déjà figuré parmi les mets servis pour la visite du pape Grégoire XII en Frioul, en 1409. C’est un gâteau riche et exigeant, traditionnellement préparé pour les grandes périodes festives comme Pâques ou Noël. Il est maintenant commercialisé en masse dans les pâtisseries et supermarchés frioulans, mais si vous voulez le faire vous-même, sachez qu’il faut comptez environ 6 heures pour la préparation. C’est un excellent dessert que l’on sert avec un verre de grappa (eau de vie de raisin italienne), de slivovka (eau-de-vie slovène à base de prune), ou avec des vins doux.
Gubana
(recette adaptée du livre « The Italian Baker » de Carol Field)
Ingrédients (pour 8 – 10 personnes)
vendredi 20 mai 2011
" Le seigneur des agneaux "
Une fois par an, pour les Pâques ou pour la fête de Saint George, je prépare de l’agneau rôti comme ma mère et comme sa mère à elle le faisait avant, selon une recette semblable à celle qui va suivre, avec du riz, des oignons nouveaux, beaucoup de menthe et d’autres herbes vertes qui évoquent le printemps. Mais cette année nous nous sommes mis à trois pour adapter une typique recette grecque que nous avons vue il y a des années dans l’édition australienne de Gourmet Traveler. La préparation est un peu compliquée, mais mérite sa peine : une fois à table, nous avons tous avoué que ce plat d’agneau aromatique et succulent est le meilleur que nous avions jamais gouté.
Arni gemisto me spanakoriso (Gigot d’agneau farci aux herbes et son riz aux épinards)
Ingrédients :
*Pour la farce :
4 c. s. d’huile d’olive extra vierge,
2 gousses d’ail, finement hachées,
1 botte d’oignons nouveaux (partie verte et blanche), finement coupés,
les feuilles fraîches, finement coupées d’une demi-botte de menthe poivrée, d’une demi-botte de persil et d’une demi-botte d’aneth,
1 c. c. de feuilles d’origan séchées,
½ bulbe de fenouil (environ 80 g), finement coupé,
300 g de feuilles d’épinard, épluchées et finement coupées,
50 g de feuilles de roquette, finement coupées,
100 g de kefalograviera (fromage jaune et doux à pâte dure que vous pouvez remplacer par du Cantal jeune ou du Gruyère) râpé,
50 g de féta émiettée,
le jus d’un citron,
du poivre noir fraichement moulu.
* Pour le gigot :
Un gigot d’agneau de 2 kg, désossé mais en un seul morceau,
2 gousses d’ail, finement coupées sur la longueur,
1 c. c. de feuilles de menthe séchées,
1 c. c. de feuilles d’origan séchées,
le jus d’un demi citron,
1 c. s. d’huile d’olive extra vierge.
*Pour le riz aux épinards (spanakoriso) :
4 c. s. d’huile d’olive extra vierge,
1 botte d’oignons nouveaux, finement coupés,
2 gousses d’ail, finement hachées,
350 g de riz long-grain,
les feuilles finement coupées d’une demi-botte de menthe poivrée,
600 g d’épinards, lavés, épluchés et finement coupés.
Méthode
Préparation du riz :
Dans une grande poêle, faites revenir l’ail et les oignons dans l’huile à feu modéré pendant 5 minutes. Ajoutez le riz lavé au dernier moment et remuez pendant 2 minutes. Ajoutez la menthe et les épinards et continuez à faire revenir pendant 3 – 4 minutes. Assaisonnez avec du sel de mer et du poivre selon votre goût. Ôtez du feu et réservez afin de le faire cuire avec le gigot.
Préparation de la farce :
Faites chauffer l’huile dans une autre grande poêle, mettez-y l’ail et l’oignon et laissez revenir à feu modéré pendant 5 minutes. Ajoutez l’origan, le fenouil, la menthe, le persil et l’aneth et faites revenir encore 5 minutes, en remuant de temps en temps. Rajoutez les épinards et la roquette, laissez cuire pendant dix minutes. Ôtez du feu et laissez tiédir avant de combiner avec les fromages et le jus de citron. Assaisonnez au goût avec du poivre.
Préparation du gigot :
Étalez le gigot désossé sur une surface plate. Arrosez-le du jus de citron. Répartissez la farce sur toute la surface de la viande, puis roulez-la et refermez-la à l’aide d’une ficelle ou avec des pics en bois.
Mettez la viande farcie dans un plat allant au four. Avec un couteau aiguisé, faites des incisions dans le gigot et piquez avec les gousses d’ail émincées. Parsemez avec les herbes séchées. Assaisonnez au gout avec du sel de mer et du poivre. Arrosez avec un peu d’huile.
Couvrez le plat avec une feuille d’aluminium et mettez dans un four préchauffé à 180°C. Au bout d’une heure et demi, enlevez la feuille d’aluminium, retourner le gigot et poursuivez la cuisson encore ½ heure. Quand la viande est très bien cuite, étalez sur le fond du plat le riz préparé avec les épinards, mettez le gigot farci au dessus et versez 2 verres d’eau chaude dans le plat. Faites cuire pendant encore 20 minutes, ou jusqu’à l’absorption totale du liquide.
Découpez le gigot en tranches et servez sans tarder avec le riz.
mardi 3 mai 2011
Réminiscences pascales & Aigrillade Saint Gilloise
Il est devenu assez difficile de continuer à écrire mon blog depuis que j'ai repris le travail, mais une fois que j'ai accepté de donner libre cours à ma grande passion pour l'art culinaire, je ne veux plus m'arrêter. Cette initiative est très vite devenue une affaire de famille : mon mari et ma fille me soutiennent comme toujours et me recadrent quand je pars vers un excès verbal inconcevable pour une mère de famille respectable, participent encore plus aux préparations et tâchent de prendre des myriades de photos qu'il faut ensuite trier, sans se priver de faire des remarques et commentaires plus au moins hilarants. Depuis toujours, nous aimons cuisiner ensemble et nous nous sommes encore plus pris au jeu. C’est ça qui me fait le plus plaisir, c'est que ce blog n'est pas le fruit d'une activité solitaire qu'on exerce seul dans son petit coin, mais qui implique tout le monde à la maison. A ma grande surprise, tous nos amis aussi se sont montrés très enthousiastes par mon blog et me soutiennent au lieu de râler quand je leur pose plein de questions et que j'essaie de prendre en photo tous les délicieux plats avant qu'ils ne refroidissent dans les assiettes.
J'ai ainsi pris beaucoup de retard pour raconter cette soirée (et début de nuit) extrêmement agréable que nous avons passé le dimanche de Pâques. Nous étions avec le couple d'amis franco-allemand dont j’ai déjà parlé, ainsi qu’avec la sœur et le beau-frère de Richard, venus d'Allemagne exprès pour cette grande fête qui reste avant tout une fête familiale. Expatriés que nous sommes, nous souffrons le plus pendant ces périodes festives de la solitude et de l’absence de nos proches parents et amis d'enfance, et pour nous c’était un grand plaisir de passer cette soirée avec des amis. Nous avons aussi pu partager les traditionnels plats pascaux que nous avons pris le plaisir de préparer avant : les œufs peints en rouge, les biscuits et le pain brioché encore chaud qui se sont retrouvés en toute beauté sur la jolie table parmi œufs sucrés et lapins.
Nous avons entrainé tout le monde dans la bataille avec les œufs : c'est une tradition qui vient de chez nous - au lieu de cherchez les œufs cachés, les enfants (et même ceux qui ne le sont plus) choisissent l’œuf peint qui leur semble le plus résistant et tapent avec lui sur celui du voisin pour le casser, en essayant de ne pas trop tricher ou au moins de ne pas se faire prendre.
Après la désignation du vainqueur (en l'occurrence, ma fille), nous avons utilisé les œufs pour la traditionnelle salade pascale.
Salade pascale
Ingrédients pour 8 personnes :
* une laitue romaine,
* une botte d’oignons nouveaux,
* une demi-botte de radis,
* un jeune concombre, épluché (facultatif),
* 8 œufs durs, soit un œuf par personne.
* sauce vinaigrette, composée de 4 cuillères à soupe d'huile (par exemple, une huile d'olive vierge très douce), 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge et 1/2 c. c. de sel de mer fin.
Préparation :
Enlevez les feuilles de la laitue, lavez-les et coupes-les finement (ceci peut paraitre bizarre, sachant que pendant cette opération la salade perdra une grande partie de ses vitamines, mais il faut se rappeler que la romaine n’est pas la salade la plus délicate, et cette mode de présentation lui permet du même coup de bien s’imprégner de la vinaigrette).
Coupez les oignons (partie verte et blanche), les radis et, éventuellement, le concombre, en rondelles.
Mélangez la laitue avec les autres légumes et, juste avant de servir, avec la vinaigrette. Répartissez dans les assiettes et décorez chacune d’elles avec un œuf dur, coupé en quatre et assaisonné de sel et de poivre de moulin.
Carmen avait pris le soin de nous mijoter pendant 7 heures un plat extrêmement intéressant issu de la région, mariant terre et mer avec cette combinaison réussie de bœuf et d'anchois.
Voici la recette telle qu’elle lui a été transmise :
L’AIGRILLADE SAINT GILLOISE
"Pour cette recette, Parigos, il te faudra faire un choix et te trompes pas, c’est pas une grillade, donc t’as pas besoin d’emboucaner tes voisins avec le barbecue… Donc commence par prendre un apéro pour t’aider à la réflexion !
Le choix du bœuf ! Et oui, là, il n’est nullement possible d’utiliser de la viande d’une bête estrangère à la France. Le mieux est une bête élevé par nos voisins aveyronnais, nourrie avec de l’herbe qui aura eu droit a un peu de vent de méditerranée. Bon, tu peux aussi prendre une bête élevée en Bretagne, ou en Corse, pour le côté indépendant, fada !
Méfie ! Faut prévoir un gros apéro pour le lendemain car il faut cuire le tout 3 heures pour les 6 collègues qui viennent se fendre le ventre.
Alors donc, il te faut un bon kilo et demi de paleron de bœuf de chez nous autres, si t’as peur d’être trop empéguer tu le fais trancher par ton boucher, sinon tu le fais toi-même, aque ça tu prévois 120 g de Câpres (pour les estrangers c’est un petit légumineux qu’on trouve facilement, mais que je sais pas d’où qu’il est !) 150 g de cornichons (maison c’est mieux, mais t’estrasses pas le cervelet, du magasin c’est bien aussi) 100 g de filet d’anchois à l'huile et de l’huile d’olives de Saint-Gilles bien sûr, 6 gousses d’ail (et te dis pas je vais en mettre moins, tu vas escagasser la recette !) et du persil (plat c’est mieux).
La veille de la cuisson, prépares la marinade. Tu haches Cornichons, câpres, anchois, ail. Tu boulègues le tout, le mieux c’est au pilon en olivier, mais tu peux aussi utiliser le mixeur. Tu mets l’huile qui sent bon la Provence dedans, comme si tu voulais faire un aïoli. Lorsque la préparation est bien homogène, souple comme un poulpe, il faut remplir le faitout en fonte, de la préparation. Soit pas mouligas, dans ta cocotte, tu alternes couches de viandes tapissées de marinade, tu la fais mariner pour la nuit… bon t’as pas besoin de la veiller comme une vierge que tu vas marier à un gardian, mais tu fais gaffe quand même.
Là, tu vas ronquer au lit que demain tu te lèves à l’heure des bious, pour faire cuire la merveille.
Tu te lèves, estourbi par une nuit agitée à courir la nudiste sur la plage de l’Espiguette.
Zou maï, il faut amorcer la cuisson en douceur, l’important c’est le mijotage. La daube doit cuire à feu doux pendant 3h minimum, jusqu’à l’émiettement de la viande. Elle doit être fondante, tu dois l’entendre chanter comme une cigale.
Bon comme t’es parti pour 3 heures de cuissons et qu’il ne te restera que le riz de Camargue à cuire… Enfin, on ne va pas se faire houspiller si tu la sers avec des pâtes ou des pommes de terre, tu penses à l’apéro pour les copains, et si c’est des gros mangeurs, tu peux leur faire une brasoucade pour leur délier la fafatte… mais va pas tuer un âne à coups de figues !
Tu mets la table, et vous vous faites exploser le ventre, accompagné d’un petit rosé en été ou d’un costière rouge aux grands froids.
Comme tout fricassé, elle est encore meilleure réchauffée, n’hésites pas à la préparer la veille. "
jeudi 28 avril 2011
Tsoureki (pain brioché de Pâques)
Ce pain brioché, légèrement sucré, riche en œufs, sophistiqué et exigeant, est obligatoirement préparé pour la fête de Pâques dans les pays de tradition orthodoxe. En Grèce, il est garni d'œufs durs peints en rouge et porte le nom de « Tsoureki », alors qu’en Bulgarie ce type de pain s’appelle « Kozounak ».
lundi 25 avril 2011
Biscuits de Pâques
Dans les pays de chrétienté orthodoxe, Pâques représente la plus importante fête religieuse. Sa venue coïncide avec l’arrivée du printemps, la fin de la période froide et, en quelque sorte, de la disette. Elle termine le jeune très strict qui a duré 40 jours et de grandes fêtes s’organisent entre voisins et dans les familles réunies pour l’occasion.
Курабии (Kourabii)
Ces biscuits typiques font partie de la tradition pascale orthodoxe au même titre que les œufs peints en rouge, la brioche, l’agneau rôti, les salades vertes et les nombreux plats agrémentés d’herbes fraîches.
Ingrédients :
2 œufs,
40 ml d’huile,
125 g de sucre,
50 g d’yaourt,
200 g de farine,
½ c. c. de bicarbonate de soude,
3 g de levure chimique.
Préparation :
Séparez le jaune et le blanc d’un des œufs.
Battez l’œuf entier et le blanc d’œuf avec le sucre. Ajoutez l’huile en filet, en battant énergiquement, puis le yaourt et la farine mélangée avec le bicarbonate de soude et la levure chimique. Mélangez au début à l’aide d’une spatule en bois, puis pétrissez à la main afin d’obtenir une pâte dense et ferme. Si nécessaire, rajoutez de la farine.
À l’aide d’un rouleau de pâtisserie, étalez la pâte sur une surface farinée jusqu’à une épaisseur de 0,5 cm.
Découpez la pâte avec différentes emporte-pièces. Rangez les biscuits obtenus sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier cuisson.
Battez le jaune d’œuf restant avec une cuillère de sucre. Badigeonnez-en les biscuits. Enfournez-les pour une dizaine de minutes, ou jusque ce qu’elles obtiennent une couleur rose-dorée.
Laissez tiédir.
Ces biscuits que l’on déguste le dimanche de Pâques peuvent être gardés pendant au moins deux semaines, fermées dans une boite hermétique.
samedi 23 avril 2011
Œufs de Pâques à décor végétal
Quand j’étais encore enfant et que nous habitions au Maroc à cause du travail de mon père, je voyais le samedi de Pâques ma maman réaliser ces fascinants œufs aux motifs végétaux qu’elle colorait avec des pelures d’oignon parce qu’on ne trouvait pas de teinture pour œufs dans le commerce. Sa maman à elle utilisait la racine d’une plante sauvage qui donnait une profonde couleur cramoisie aux œufs et je regrette beaucoup de n’avoir pas pu apprendre comment elle faisait. Quant aux pelures d’oignon, elles permettent d’obtenir une couleur qui varie du cuivré au brique, en fonction de la quantité que l’on utilise.
Pour commencer, il faut choisir des œufs aux coquilles les plus claires possibles (c’est étonnant, mais je n’ai pas trouvé des œufs aux coquilles blanches !). Sortez-les au moins une heure à l’avance du réfrigérateur.
Prélevez les pelures d’environ 1 kg d’oignons et en tapisser d’une couche épaisse le fond du récipient où les œufs vont cuire. Le mieux, c’est de prendre des oignons issus de l’agriculture biologique, parce que les coquilles des œufs sont poreuses et les produits chimiques que l’on utilise avant, pendant et après la récolte les pénètrent facilement.
Idem pour les plantes que vous choisissez pour effectuer les motifs ; si vous n’êtes pas expert en botanique, mieux vaut se contenter des herbes aromatiques avec lesquelles vous ne risquez pas un empoisonnement alimentaire. Moi, je pioche dans les herbes que j’ai semées au printemps. En général, le persil et la menthe donnent de très jolis effets.
Mettez une à deux feuilles sur chaque œuf, puis retenez sur la coquille à l’aide d’un voile très fin. On obtient le meilleur résultat avec les morceaux élastiques découpés dans des collants.
Rangez les œufs sur les pelures d’oignon. Couvrez d’eau froide et faites cuire 15 minutes après l’ébullition : ces œufs sont censés rester pendant quelques jours à température ambiante.
Laissez les œufs tiédir dans l’eau de cuisson. Libérez-les du tissu et imbibez-les d’huile à l’aide du coton pour les faire briller.
Joyeuses Pâques !
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