Ces beignets en forme de nœuds ont
auparavant été préparés à Luxembourg à l’occasion du carnaval du Mardi Gras,
mais ils sont aujourd’hui confectionnés tout le long de l’année. Je les voyais
partout dans les pâtisseries luxembourgeoises et je les ai préparés dès que
nous sommes rentrés de notre séjour dans ce pays.
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vendredi 6 mars 2015
lundi 23 février 2015
La ville de Luxembourg en hiver
Au mois de janvier, nous
sommes allés à la capitale de Luxembourg, et je me suis très vite prise
d’affection pour cette ville cosmopolite et ouverte vers le monde.
mercredi 1 octobre 2014
Bruxelles-2 : Quelques nouvelles adresses & quelques rectifications
La grisaille s’est installée,
et je n’ai rien trouvé de mieux pour me remonter le moral que de ranimer les souvenirs
de nos voyages. Au printemps, nous avons passé un week-end à Bruxelles, avec un
programme très chargé, mais aussi avec l’inébranlable espoir de visiter (ou
revisiter) quelques lieux emblématiques de la ville. J’ai profité de ce séjour
très court pour ramener de nouvelles photos et des impressions de nouveaux
endroits, et aussi pour faire quelques rectifications des billets concernant
notre précédant séjour.
vendredi 25 juillet 2014
Un week-end à Amsterdam : que voir et que manger en si peu de temps
Nous voulions aller à
Amsterdam depuis longtemps, mais jusqu’au mois de mars dernier toute tentative
de partir sur un coup de tête au dernier moment, comme nous le faisons souvent,
nous a prouvé qu’un tel voyage doit être organisé bien à l’avance.
mercredi 23 juillet 2014
Amsterdam : Le café Fonteyn
« Fonteyn » est
un café très prisé par les jeunes habitants d'Amsterdam, mais aussi par les visiteurs
de la ville. Il est situé au nord
du centre historique et du Nieuwmarkt
(le "Nouveau marché" qui fonctionne mais que nous avons boudé), à deux pas de la
tour de la porte Saint-Antoine (De Waag).
mardi 8 octobre 2013
Les villes de Blois, de Tours et d’Orléans & Les spécialités culinaires de la vallée de la Loire
La ville de Blois est
très belle, très agréable et m’a semblé assez animée. Plutôt de taille modeste,
elle se visite aisément à pieds. C’est l’endroit idéal pour entamer une visite
de la vallée de la Loire, et par la même occasion, de se plonger dans
l’histoire de France.
lundi 2 septembre 2013
Soupe au pistou
En commençant à vous parler de cette fameuse
soupe provençale – qui ressemble beaucoup au minestrone italien et qui aurait
des origines génoises - je devais sûrement vous dire qu’elle me rappelle le
goût de mon enfance (j’ai vu que tout le monde le faisait). Mais ce n’est pas
le cas : je l’ai goûtée pour la première fois la semaine dernière … et je
l’ai adorée ! Je fais rarement des soupes pendant l’été – nous avons
surtout envie de salades et de légumes grillés – mais cette fois, ce n’est pas
moi qui ait choisi la recette, c’est plutôt elle qui est venue à moi.
lundi 26 août 2013
La Tielle Sétoise
*La tielle sétoise, pour ceux qui n’ont
pas eu la chance de la goûter, est une sorte de tourte farcie avec une sauce
tomate aux poulpes (et que, depuis peu, on prépare également avec des calmars
ou avec des seiches, et parfois aussi avec des moules). L’un des plats les plus
emblématiques de la ville de Sète, elle y est vendue à chaque coin de rue, et
on la trouve même dans les magasins de grande-surface en région.
mercredi 20 mars 2013
Le Chili con carne
Dans l’imaginaire collectif (et dans la plupart des recettes
qu’on peut consulter dans les livres populaires & sur internet), le chili
con carne est un plat composé de viande, de haricots rouges et du chili. C’est ainsi
qu’il est décrit aussi dans la recette que je prépare depuis des années, issue
d’un très petit livre avec un très grand titre (« La cuisine
américaine »). Оn l’aime
beaucoup à la maison, et bien qu’avec le temps j’ai dû apprendre (avec pas mal
de stupéfaction) que ma recette n’a pas grand-chose à voir avec l’original, je
ne suis pas prête à l’échanger car elle donne un plat savoureux, extrêmement
portable et qu’on peut facilement varier selon son goût et son budget.
mercredi 8 août 2012
Que faire en trois jours à Annecy (et aux environs) ?
En plein été, tout le monde se presse pour venir bronzer aux bords de la Méditerranée ; alors, l’instinct nous pousse à partir à contre courant. Cette fois, nous avons choisi de passer un long week-end dans les Alpes en Haute-Savoie et nous nous sommes basés à Annecy. En réalité, nous n’avons pas pu échapper ni aux foules, ni aux rayons mordants du soleil, mais nous sommes tombés amoureux de cet adorable coin de France.
Voici quelques petites idées sur ce qu’on peut y faire en trois jours sans se ruiner :
Se promener le long des quais fleuris de la très jolie vieille ville d’Annecy (que l’on surnomme « Venise des Alpes » ; pourtant, j’ai trouvé pas mal de différences entre les deux villes …).
Faire connaissance avec les pâtisseries locales …
jeudi 26 juillet 2012
Courgettes jaunes et patates douces aux épices et à la noix de coco, façon aviyal
Il y a quelques années, à l’occasion d’un séjour chez des amis à Londres, nous sommes allés dîner dans le meilleur restaurant indien que nous avons connu jusqu’à présent, le Chowki. Plus tard, nous avons appris que ce serait le meilleur restaurant de cuisine paysanne selon le classement de Times. Mais ce soir, nous sommes tombés un peu par hasard sur lui, en tournant dans les petites rues au nord de Picadilly Circus où les restaurants indiens sont abondants. Nous y sommes entrés, attirés surtout par l’ambiance épurée du lieu (des tables en verre, éclairées par des lampes d’un design très contemporain, des tabourets carrés en cuir rouge …). La carte du restaurant comprenait des menus de deux districts indiens différents, Calcutta et Coorg (Kodava), ainsi que du Pakistan. Les repas étaient sublimes, différents de tout ce que je connaissais, aromatiques et épicés comme on les aime, mais sans être si piquants que le goût de la nourriture en est masqué. Le personnel était aussi très aimable ; en fait, la petite fille de nos amis a passé la moitié de la soirée sur les genoux du maître d’hôtel à détruire sagement et méthodiquement tout le stock des petits chocolats que l’on donne avec le café (pour le plus grand désespoir de ses parents qui, d’habitude, faisaient très attention pour que cela ne se produise pas).
lundi 11 juin 2012
Moussaka aux trois aubergines
Je publie ce post spécialement pour mon amie Carmen qui m’a demandé la recette car elle a beaucoup aimé ma manière de préparer ce plat.
La moussaka, traditionnellement cuisiné dans tous les pays des Balkans et du Moyen-Orient, est composée de viande hachée et de légumes, le plus souvent des aubergines ou des pommes de terre. La classique moussaka aux aubergines, comme chacun le sait, possède deux qualités intrinsèques et qui vont par deux comme des cerises : elle est délicieuse, mais en même temps extrêmement lourde, pour la simple raison que les aubergines doivent au préalable être frites dans un bain d’huile : une opération pendant laquelle elles absorbent une quantité colossale de graisse (et cela surtout quand elles sont passées auparavant dans la farine, comme l’exige la recette de base).
J’aime beaucoup ce plat, mais je me sens toujours déroutée par le fait qu’il peut s’avérer littéralement imbibé d’huile. J’ai donc cherché avec assiduité une façon de remédier à ce problème et j’ai trouvé quelques solutions qui donnent un résultat bluffant quand elles sont appliquées ensemble.
mercredi 16 mai 2012
Une crêperie bretonne … à Béziers
Avec sa splendide cathédrale fortifiée qui surplombe la rivière Orb et ses jolis vieux bâtiments couleur sable, Béziers est une très belle et très typique ville du sud de la France. Un peu endormie dans son glorieux passé (comme la plupart des villes dans cette partie du pays, malheureusement), la ville a commencé à s’extirper de sa léthargie avec l’arrivée des beaux jours. En raison de quelques gros travaux en centre ville (nous laissant seuls avec nos questions est-ce vraiment le début de la saison touristique qui est le meilleur moment pour transformer le centre historique en chantier), il est plus raisonnable de laisser sa voiture sur le parking du centre ville, puis de remonter à l’ombre des platanes les allées Paul Riquet où chaque vendredi se tient un marché à fleurs que j’ai hâte de visiter. A proximité du beau bâtiment du théâtre, il faut prendre la première rue à gauche et, en contournant attentivement les lourds engins de construction routière, arpenter une des petites rues qui mènent vers les hauteurs de la ville. Tout au bout, vous trouverez la cathédrale St-Nazaire (probablement la plus belle du sud de la France).
mardi 3 avril 2012
Une semaine en Bulgarie & Deux adresses à Sofia
Ces dernières années, un peu partout en Bulgarie (avec une prédilection pour la capitale et les lieux touristiques) ont poussé des restaurants à l’ambiance marquée par la vision romantique du passé rural du début du siècle dernier.
vendredi 9 mars 2012
Aventures gourmandes à Bruxelles. 4ème partie. La Sainte Catherine & « La Marie-Joseph ».
Pour notre deuxième soir, nous avons prévu d’aller manger des moules-frites, le plat Belge par excellence. Dès notre arrivée à la gare de Bruxelles, nous avons demandé au chauffeur du taxi qui nous a amené à notre hôtel où peut-on manger les meilleures moules-frites. Il nous a répondu « A la Sainte Catherine ». Puis, nous avons posé la même question à Patrick et Myriam, et ils nous ont répondu aussi « A la Sainte Catherine ».
Nous nous sommes donc rendus à la place Sainte Catherine et avons commencé à chercher le restaurant homonyme. Une tâche peu aisée, vu que toute la place est entourée de restaurants.
Mais aucun des restaurants ne s’appelait Sainte Catherine … Et aucun d’entre eux ne proposait des moules-frites … Sans fléchir, nous avons fait le tour des rues voisines. Avec le même succès ! En derniers recours, nous avons appelé Patrick et il nous a indiqué le restaurant La Marie-Joseph qui se trouve sur le quai aux Briques.
Nous avons aimé la décoration très épurée, réchauffée par quelques tableaux hauts en couleurs exécutés par des artistes contemporains et avons pris place dans la salle aux aquariums que se disputaient quelques truites et homards.
mercredi 7 mars 2012
Aventures gourmandes à Bruxelles. 2ème partie. La brasserie «La roue d’or», son Waterzooï de poissons, etc.
Pour notre première soirée à Bruxelles, nous étions invités par nos amis bruxellois, Myriam et Patrick, dans une brasserie située à deux pas de la Grande place : La roue d’or. C’est un endroit très charmant de style Belle Epoque, aux murs et plafond décorés de drôles de personnages volants, comme sortis tout droit des tableaux de Magritte. Les petites plaques en laiton clouées au-dessus des siège sur lesquels on pouvait lire les noms des VIP qui ont fréquenté le lieu (et dont la plupart ne me disaient rien) représentaient un autre élément amusant de la décoration.
La brasserie était pleine à craquer (d’ailleurs, il faut toujours réserver à l’avance) et j’avais l’impression que tout le monde parle en même temps, créant une agitation et une ambiance bon enfant assez inhabituelle en comparaison des restos français où on mange dans un silence profond.
mardi 6 mars 2012
Aventures gourmandes à Bruxelles. 1ère partie. Le café Bxl & La carbonnade flamande.
L’année dernière, nous avons passé un long weekend à Bruxelles à flâner dans les rues, visiter les musées et les galeries d’art, dévorer (des yeux) les chocolats dans les innombrables boutiques dédiées à cette fin, et faire connaissance avec la cuisine belge grâce à quelques restos sympathiques.
Nous sommes allés ensemble avec un couple d’amis : mon mari et Richard devaient se déplacer pour leur travail, alors Carmen a eu la formidable idée d’avancer le prétexte que nous devions absolument les accompagner pour faire le tour des magasins de chaussures.
Pour des raisons pratiques, nous avons réservé un hôtel situé tout près de la Grande-Place : étant donné que beaucoup de fonctionnaires européens quittent la ville pendant le weekend, on peut y réserver de superbes chambres pour une somme tout à fait raisonnable. Mais étonnement, nous ne pouvions pas regagner nos chambres avant trois heures de l’après-midi. Il fallait laisser nos bagages à la réception et allez chercher sans tarder un endroit pour s’asseoir, devant un plat chaud de préférence. Un impératif qui s’imposait par le fait que nous nous sommes tous levés à quatre heures de matin pour traverser toute la France, en ayant pour seule consolation les pâles et tristes croissants du bar du TGV.
Nous nous sommes donc retrouvés pour la première (mais pas la dernière) fois sur la Grande-Place. A ma grande surprise, la ville de Bruxelles que j’imaginais sobre à la manière plutôt nordique, c’est avérée très animée, bruyante et baroque. Ceci se voit idéalement dans ce quartier qu’on appelle « le Ilot sacré », dont les édifices ont été construits à nouveau par des architectes italiens au XVIIIème siècle, après leur destruction par les bombardements français.
jeudi 12 janvier 2012
Gubana (gâteau vénitien brioché)
La Gubana est un gâteau brioché fourré aux noix, fruits secs, cacao et liqueurs, typique de la région de Frioul-Vénétie julienne (Friuli-Venezia Giulia). Ce territoire a fait partie de la République de Venise pendant des siècles (à l’exception du port de Triest qui a appartenu à l’Empire Austro-hongrois). Après la deuxième guerre mondiale, la région a été divisée entre l’Italie et l’ex-Yougoslavie, notamment le territoire de la Slovénie actuelle. Le nom du gâteau venait ainsi de gubati, qui veut dire froisser, plier en slovène. D'ailleurs, le nom slovène du gâteau est gubanka, transformé en gubana dans la partie italienne de Frioul.
La Gubana a déjà figuré parmi les mets servis pour la visite du pape Grégoire XII en Frioul, en 1409. C’est un gâteau riche et exigeant, traditionnellement préparé pour les grandes périodes festives comme Pâques ou Noël. Il est maintenant commercialisé en masse dans les pâtisseries et supermarchés frioulans, mais si vous voulez le faire vous-même, sachez qu’il faut comptez environ 6 heures pour la préparation. C’est un excellent dessert que l’on sert avec un verre de grappa (eau de vie de raisin italienne), de slivovka (eau-de-vie slovène à base de prune), ou avec des vins doux.
Gubana
(recette adaptée du livre « The Italian Baker » de Carol Field)
Ingrédients (pour 8 – 10 personnes)
lundi 5 décembre 2011
Resto à Sète (2ème partie). Bouillabaisse à la sétoise, moules farcies, etc.
Voici la suite avec les plats principaux :
Bouillabaisse à la sétoise
La présence de la bouillabaisse dans le menu s’est avérée un critère supplémentaire, mais obligatoire, dans notre choix de restaurant. Nous en avons discuté en long et en large avec ma belle sœur, et il était hors de question de la laisser repartir pour traverser l’Atlantique sans l’avoir goutée. Je tiens en fait mon addiction à la soupe de poissons à ma belle sœur, parce que c’est elle la première personne qui me l’a fait goûter. Il y a un bon nombre d’années, quand elle et mon frère habitaient en Hongrie, ils nous ont fait visiter l’ancienne capitale hongroise, Esztergom. C’est une majestueuse ville fortifié située sur un virage du Danube. Nous y avons déjeuné dans un restaurant qui servait une magnifique soupe de brochet, une sorte de goulache de poisson très riche en paprika et très piquante.
Certes, la bouillabaisse sétoise est différente de l’original marseillais, mais cela ne l’empêche pas d’être délicieuse. J’ai demandé l’avis à ma belle sœur, mais elle m’a tout simplement répondu qu’elle est tellement contente qu’elle a perdu la parole.
Bouillabaisse à la sétoise
mardi 3 mai 2011
Réminiscences pascales & Aigrillade Saint Gilloise
Il est devenu assez difficile de continuer à écrire mon blog depuis que j'ai repris le travail, mais une fois que j'ai accepté de donner libre cours à ma grande passion pour l'art culinaire, je ne veux plus m'arrêter. Cette initiative est très vite devenue une affaire de famille : mon mari et ma fille me soutiennent comme toujours et me recadrent quand je pars vers un excès verbal inconcevable pour une mère de famille respectable, participent encore plus aux préparations et tâchent de prendre des myriades de photos qu'il faut ensuite trier, sans se priver de faire des remarques et commentaires plus au moins hilarants. Depuis toujours, nous aimons cuisiner ensemble et nous nous sommes encore plus pris au jeu. C’est ça qui me fait le plus plaisir, c'est que ce blog n'est pas le fruit d'une activité solitaire qu'on exerce seul dans son petit coin, mais qui implique tout le monde à la maison. A ma grande surprise, tous nos amis aussi se sont montrés très enthousiastes par mon blog et me soutiennent au lieu de râler quand je leur pose plein de questions et que j'essaie de prendre en photo tous les délicieux plats avant qu'ils ne refroidissent dans les assiettes.
J'ai ainsi pris beaucoup de retard pour raconter cette soirée (et début de nuit) extrêmement agréable que nous avons passé le dimanche de Pâques. Nous étions avec le couple d'amis franco-allemand dont j’ai déjà parlé, ainsi qu’avec la sœur et le beau-frère de Richard, venus d'Allemagne exprès pour cette grande fête qui reste avant tout une fête familiale. Expatriés que nous sommes, nous souffrons le plus pendant ces périodes festives de la solitude et de l’absence de nos proches parents et amis d'enfance, et pour nous c’était un grand plaisir de passer cette soirée avec des amis. Nous avons aussi pu partager les traditionnels plats pascaux que nous avons pris le plaisir de préparer avant : les œufs peints en rouge, les biscuits et le pain brioché encore chaud qui se sont retrouvés en toute beauté sur la jolie table parmi œufs sucrés et lapins.
Nous avons entrainé tout le monde dans la bataille avec les œufs : c'est une tradition qui vient de chez nous - au lieu de cherchez les œufs cachés, les enfants (et même ceux qui ne le sont plus) choisissent l’œuf peint qui leur semble le plus résistant et tapent avec lui sur celui du voisin pour le casser, en essayant de ne pas trop tricher ou au moins de ne pas se faire prendre.
Après la désignation du vainqueur (en l'occurrence, ma fille), nous avons utilisé les œufs pour la traditionnelle salade pascale.
Salade pascale
Ingrédients pour 8 personnes :
* une laitue romaine,
* une botte d’oignons nouveaux,
* une demi-botte de radis,
* un jeune concombre, épluché (facultatif),
* 8 œufs durs, soit un œuf par personne.
* sauce vinaigrette, composée de 4 cuillères à soupe d'huile (par exemple, une huile d'olive vierge très douce), 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge et 1/2 c. c. de sel de mer fin.
Préparation :
Enlevez les feuilles de la laitue, lavez-les et coupes-les finement (ceci peut paraitre bizarre, sachant que pendant cette opération la salade perdra une grande partie de ses vitamines, mais il faut se rappeler que la romaine n’est pas la salade la plus délicate, et cette mode de présentation lui permet du même coup de bien s’imprégner de la vinaigrette).
Coupez les oignons (partie verte et blanche), les radis et, éventuellement, le concombre, en rondelles.
Mélangez la laitue avec les autres légumes et, juste avant de servir, avec la vinaigrette. Répartissez dans les assiettes et décorez chacune d’elles avec un œuf dur, coupé en quatre et assaisonné de sel et de poivre de moulin.
Carmen avait pris le soin de nous mijoter pendant 7 heures un plat extrêmement intéressant issu de la région, mariant terre et mer avec cette combinaison réussie de bœuf et d'anchois.
Voici la recette telle qu’elle lui a été transmise :
L’AIGRILLADE SAINT GILLOISE
"Pour cette recette, Parigos, il te faudra faire un choix et te trompes pas, c’est pas une grillade, donc t’as pas besoin d’emboucaner tes voisins avec le barbecue… Donc commence par prendre un apéro pour t’aider à la réflexion !
Le choix du bœuf ! Et oui, là, il n’est nullement possible d’utiliser de la viande d’une bête estrangère à la France. Le mieux est une bête élevé par nos voisins aveyronnais, nourrie avec de l’herbe qui aura eu droit a un peu de vent de méditerranée. Bon, tu peux aussi prendre une bête élevée en Bretagne, ou en Corse, pour le côté indépendant, fada !
Méfie ! Faut prévoir un gros apéro pour le lendemain car il faut cuire le tout 3 heures pour les 6 collègues qui viennent se fendre le ventre.
Alors donc, il te faut un bon kilo et demi de paleron de bœuf de chez nous autres, si t’as peur d’être trop empéguer tu le fais trancher par ton boucher, sinon tu le fais toi-même, aque ça tu prévois 120 g de Câpres (pour les estrangers c’est un petit légumineux qu’on trouve facilement, mais que je sais pas d’où qu’il est !) 150 g de cornichons (maison c’est mieux, mais t’estrasses pas le cervelet, du magasin c’est bien aussi) 100 g de filet d’anchois à l'huile et de l’huile d’olives de Saint-Gilles bien sûr, 6 gousses d’ail (et te dis pas je vais en mettre moins, tu vas escagasser la recette !) et du persil (plat c’est mieux).
La veille de la cuisson, prépares la marinade. Tu haches Cornichons, câpres, anchois, ail. Tu boulègues le tout, le mieux c’est au pilon en olivier, mais tu peux aussi utiliser le mixeur. Tu mets l’huile qui sent bon la Provence dedans, comme si tu voulais faire un aïoli. Lorsque la préparation est bien homogène, souple comme un poulpe, il faut remplir le faitout en fonte, de la préparation. Soit pas mouligas, dans ta cocotte, tu alternes couches de viandes tapissées de marinade, tu la fais mariner pour la nuit… bon t’as pas besoin de la veiller comme une vierge que tu vas marier à un gardian, mais tu fais gaffe quand même.
Là, tu vas ronquer au lit que demain tu te lèves à l’heure des bious, pour faire cuire la merveille.
Tu te lèves, estourbi par une nuit agitée à courir la nudiste sur la plage de l’Espiguette.
Zou maï, il faut amorcer la cuisson en douceur, l’important c’est le mijotage. La daube doit cuire à feu doux pendant 3h minimum, jusqu’à l’émiettement de la viande. Elle doit être fondante, tu dois l’entendre chanter comme une cigale.
Bon comme t’es parti pour 3 heures de cuissons et qu’il ne te restera que le riz de Camargue à cuire… Enfin, on ne va pas se faire houspiller si tu la sers avec des pâtes ou des pommes de terre, tu penses à l’apéro pour les copains, et si c’est des gros mangeurs, tu peux leur faire une brasoucade pour leur délier la fafatte… mais va pas tuer un âne à coups de figues !
Tu mets la table, et vous vous faites exploser le ventre, accompagné d’un petit rosé en été ou d’un costière rouge aux grands froids.
Comme tout fricassé, elle est encore meilleure réchauffée, n’hésites pas à la préparer la veille. "
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