L’année dernière, nous avons passé un long weekend à Bruxelles à flâner dans les rues, visiter les musées et les galeries d’art, dévorer (des yeux) les chocolats dans les innombrables boutiques dédiées à cette fin, et faire connaissance avec la cuisine belge grâce à quelques restos sympathiques.
Nous sommes allés ensemble avec un couple d’amis : mon mari et Richard devaient se déplacer pour leur travail, alors Carmen a eu la formidable idée d’avancer le prétexte que nous devions absolument les accompagner pour faire le tour des magasins de chaussures.
Pour des raisons pratiques, nous avons réservé un hôtel situé tout près de la Grande-Place : étant donné que beaucoup de fonctionnaires européens quittent la ville pendant le weekend, on peut y réserver de superbes chambres pour une somme tout à fait raisonnable. Mais étonnement, nous ne pouvions pas regagner nos chambres avant trois heures de l’après-midi. Il fallait laisser nos bagages à la réception et allez chercher sans tarder un endroit pour s’asseoir, devant un plat chaud de préférence. Un impératif qui s’imposait par le fait que nous nous sommes tous levés à quatre heures de matin pour traverser toute la France, en ayant pour seule consolation les pâles et tristes croissants du bar du TGV.
Nous nous sommes donc retrouvés pour la première (mais pas la dernière) fois sur la Grande-Place. A ma grande surprise, la ville de Bruxelles que j’imaginais sobre à la manière plutôt nordique, c’est avérée très animée, bruyante et baroque. Ceci se voit idéalement dans ce quartier qu’on appelle « le Ilot sacré », dont les édifices ont été construits à nouveau par des architectes italiens au XVIIIème siècle, après leur destruction par les bombardements français.

