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mardi 6 mars 2018

Retour du salon Vinisud en images



Vinisud est un salon consacré aux vins de la Méditerranée qui se tient tous les deux ans sur Montpellier. Depuis l’année dernière, il aspire à s’établir en tant que salon annuel, mais en variant de place : il sera à Paris l’année prochaine. Une promesse de son retour à Montpellier pour l’édition 2020 a déjà été émise ; espérons qu’elle sera tenue, parce que pour notre région, c’est un évènement essentiel !

samedi 17 février 2018

Le salon VINISUD 2018 s’ouvrira le 18 février à Montpellier (et j’y serai)



Le salon VINISUD 2018 (‘Mondial des Vins Méditerranéens’) se tiendra à Montpellier à partir de ce dimanche (et je serai présente en tant que « blogger »).

La 14-ème édition du Vinisud serait articulée autour de 3 fondamentaux : l’efficacité commerciale, la découverte de nouvelles pépites et l’exploration des nouvelles tendances de consommation.

Informations pratiques

mercredi 5 février 2014

Mes coups de cœur des nouveautés du Salon Millésime Bio 2014



La semaine dernière, j’ai passé quelques jours au Salon des vins et spiritueux « biologiques » Millésime Bio qui s’est tenu du 27 au 29 janvier à Montpellier. C’est un salon très convivial : les producteurs sont présentés d’une manière équitable qui facilite les échanges. Au cours de la dernière édition, quelques 787 exposants de 12 pays été présents. 

samedi 11 mai 2013

Paris : Le vignoble de Montmartre



Plus folklorique que vraiment utilitaire, le minuscule vignoble de Montmartre**  était féérique à la fin du mois d'avril. Il ne se visite pas ***: les touristes venant en nombre sont arrêtés par des grillages, qui laissent cependant la possibilité de contempler ce lieu romantique. Des campanules se déversent en cascades bleues sur la muraille en pierres qui fait le charme du vignoble en pente, alors que des tulipes, des muscaris et autres liliacées fleurissent au bout de chaque rangée. Les vignes sont encore dépourvues de feuilles : puisque le vignoble est exposé au nord, le printemps se fait attendre.

jeudi 3 janvier 2013

Les fêtes de fin d’année sont finies ... Vive le vin* chaud !



Bonjour, Monde ! (et bonjour, ordinateur …) Je suis de retour. Après les très bonnes et très tranquilles fêtes de fin d’année que nous avons passées en famille. Nous avons profité de tout ce temps entre deux ans pour ajouter quelques nouveaux éléments à nos traditions noëlesques - qui s’enrichissent d’année en année. 

Ils y figurent obligatoirement les oranges piquées aux clous de girofle

une nouvelle décoration pour notre petit sapin (en fait, pour notre épicéa en pot qui garde ses allures de bonzaï), les biscuits aux épices



 
les feuilletés aux fruits comme le Apfelstrudel, ou au fromage (les banitzas)


et les petits pains et autres bagels pour le saumon fumé. 


Comme d’habitude, nous avons préparé aussi des feuilles de vignes farcies pour la veille de Noël (que nous célébrons selon la tradition orthodoxe), et une dinde aux marrons pour le soir de Noël (selon la tradition british…). 

Nous nous sommes beaucoup amusés à assembler et décorer notre première maison en pain d’épices (il n’était pas trop tôt !) que nous ensuite avons qualifiée avec indulgence de « suffisamment réussie pour une Première ». 


Et comme le temps a été très doux et ensoleillé pour déguster le vin aux épices du Marché de Noël, nous avons concocté aussi notre premier vin chaud « maison ». Nous avons confronté plusieurs recettes et nous avons bien aimé notre version qui, en plus, a rempli la maison d’arômes festifs.  


Vin chaud aux épices

Pour environ 300 ml :
1 verre de vin rouge (200 ml) – le jus d’un orange (environ 100 ml) – 1 rondelle d’orange (non traitée) avec la peau - 1 bâtonnet de cannelle de Ceylan de 2,5 cm – 2 étoiles d’anis étoilé (ou badiane) – 8 graines de poivre noir – 4 rondelles de gingembre frais (pelé) – 4 clous de girofle - 2 morceaux de sucre brun.

Mettez tous les ingrédients dans une petite casserole et laissez chauffer à feu moyen jusqu’à l’ébullition. Baissez le feu et laissez frémir pendant deux minutes. Versez dans des verres (de préférence, chaudes) en filtrant et dégustez de suite.


Suite de la recette en bulgare / Следва рецептата на български

mardi 27 mars 2012

Une semaine en Bulgarie autour du vin*

Je suis de retour de Bulgarie où j’ai passé une semaine (ou c’était peut-être un mois ?) extrêmement riche et épuisante.
La dernière tempête de neige de la saison 
  
J’ai partagé mon séjour entre Sofia, la capitale, et Plovdiv, la deuxième plus grande ville de Bulgarie où s’est tenu le plus important salon du vin* en Europe du Sud-Est, Vinaria. J’ai accompagné sur le salon deux producteurs de vin* français, l’un de Chateauneuf-du-Pape et l’autre du Roussillon. Par ailleurs, leurs vins* ont eu une énorme réussite, étant donné qu’ils ont attiré toute l’attention des visiteurs, y compris des médias locaux : non seulement ces vins* étaient excellentes, mais leurs producteurs étaient aussi les seuls Français ayant franchis le pas pour venir les présenter sur le salon.
J’en ai aussi profité pour faire un petit tour sur le salon et faire connaissance avec la production bulgare. En effet, la Bulgarie a une très longue tradition dans la production du vin* de qualité … bien que cette dernière ait été tirée vers le bas pendant la période où le pays a été transformé en fournisseur de vin* attitré pour l’énorme marché soviétique. Cette époque est maintenant révolue : sur le salon, on peut observer avec étonnement l’énorme essor de l’industrie vinicole et la volonté des producteurs locaux de se démarquer par la qualité et l’originalité. J’ai ainsi dégusté quelques très bons vins* issus de cépages autochtones comme le gumza et le mavrud, un peu capricieux, mais à fort potentiel. J’ai également goûté un très intéressant rosé issu de rubin, une variété très caractéristique pour le pays qui a été créée ici dans les années 80 par croisement entre les cépages Syrah et Nebiolo. 

Souvent, les étiquettes font référence à l'histoire glorieuse du pays et à la civilisation des Thraces, anciens habitants du territoire bulgare qui produisaient - et buvaient - déjà du vin.
L’eau-de-vie* bulgare, la rakia, a été aussi à l’honneur sur les stands. 

Une version rigolote de la rakia, agrémentée d’un aliment typiquement bulgare, le piment fort.

mardi 17 janvier 2012

English Sunday lunch. Le panais rôti & Le secret des Roasted potatoes.

La semaine dernière, nous étions invités pour le déjeuner du dimanche chez nos amis anglais, Paul et Deb, qui habitent dans le sud de la France. Le voyage jusqu’à leur superbe maison relève d’une expédition au cœur du pays Cathare sur les petites routes qui traversent les innombrables vignobles, contournent les châteaux éblouissants ou longent le Canal du midi dissimulé par les platanes.

Leur maison est toujours aussi belle et chaleureuse, avec ses sols recouverts de dalles multicolores, son intérieur où se mélangent des influences britanniques, scandinaves et provençales et sa cour ensoleillée où le rosier plie sous les fleurs malgré l’avancée de l’hiver. C’est le dépaysement total. Pendant que nous discutons avec nos amis, les odeurs venant de l’immense cuisine créent la surprise.  

Paul nous raconte brièvement de quoi se compose le traditionnel déjeuner anglais du dimanche. D’habitude, il y a de la viande rôtie (du bœuf, de l’agneau ou de la volaille) qui est accompagnée de plusieurs petits plats : des légumes verts croquants (des haricots verts, du brocoli ou du chou de Bruxelles, quand on aime bien ça), des carottes, du panais rôti et obligatoirement des roasted potatoes, ces fameuses pommes de terre rôties, moelleuses à l’intérieur et croustillantes de l’extérieur. Enfin, vient une sauce au jus (gravy) pour unir le tout.

Notre  repas commence par une salade haute en couleurs : roquette et lolo rossa au jambon cru, figues et mangue. Le melon peut aller se rhabiller : cette combinaison de saveurs nous séduit complètement.

Le plat principal (du poulet rôti avec des quartiers d’oignons et des feuilles de sauge,  un mode de préparions pour la volaille très british et très goûteux) s’accorde très bien avec le panais rôti. 
 

Ce légume très courant en Angleterre a été laissé à l’oubli (très injustement à mon avis) de ce côté de La Manche, et l’on essaye actuellement de remettre au goût du jour. Nos amis, qui tenaient auparavant des chambres d’hôtes, nous racontent une petite anecdote : une fois ils l’avaient proposé à des Français qui, surpris d’entendre que cet aliment inconnu à leurs yeux était du panais, se sont indignés : « Nous donnons ça aux bêtes ! ».
 
Nous aimons bien ce légume-racine aromatique et délicat, mais je le prépare le plus souvent en combinaison avec d’autres légumes, en poêlée ou en soupe. Je note bien le mode de préparation de ce plat composé entièrement de panais qui s’avère être des plus simples : il suffit d’éplucher les panais, de les couper en deux ou en quatre dans le sens de la longueur pour obtenir des tranches d’une épaisseur d’environ 1-1,5 cm, de les mettre dans un plat allant au four avec de l’huile d’olive et un peu de sel et de les enfourner pendant environ une heure ou jusqu’à ce qu’ils deviennent bien dorés.

Je n’ose plus envahir la conversation avec des questions culinaires, mais je suis tellement intriguée par les roasted potatoes que plus tard je demande qu’est-ce qui  permet aux simples pommes de terre rôties de se transformer en cette tentation gourmande.

Et voilà tous les secrets que l’on m’a dévoilé, agrémentés de mon expérience personnelle (car je me suis lancée dans les expérimentations dès le jour suivant) :

vendredi 4 novembre 2011

Vins du Roussillon & Brownie tout chocolat


Pour arriver au domaine de la Perdrix, nous devons traverser le plus grand vignoble au monde, celui du Languedoc-Roussillon, sur presque toute la longueur. Vu de l’autoroute, le paysage est dominé par les vignes qui, à cette période de l’année, sont en train de se parer de jolies couleurs dorées et cuivrées. De temps en temps, les éoliennes viennent animer le paysage, faisant concurrence aux pins maritimes qui, balayés sans cesse par les vents dominants, laissent l’impression qu’ils ont tous poussé inclinés vers la mer méditerranéenne qui se dessine au loin.

lundi 17 janvier 2011

UN DINER EPICÉ AUX SAVEURS INDIENNES

C. est une amie que j’apprécie énormément pour son naturel, sa générosité et son ouverture d’esprit. C’est elle qui m’a montré la pratique de la biologie moléculaire (« c’est comme faire la cuisine … ») au cours de mon premier stage de laboratoire. Tiraillées par nos occupations respectives, nous nous sommes un peu perdues de vue ces derniers temps et avions beaucoup de chose à nous dire. Pour la recevoir, elle et son compagnon, j’ai opté pour un dîner simple et savoureux organisé autour des chutneys, ces condiments raffinés à base de toutes sortes de fruits et légumes réunissant des saveurs épicées, piquantes, sucrées et aigres qui agrémentent les mets nord-indiens et dont on trouve les délicieuses descriptions dans les récits des écrivains anglais. Le meilleur que j’ai jamais mangé était un chutney à la mangue verte extrêmement piquant d’une célèbre chaîne de restaurants indiens et sri-lankais. Il était fraichement préparé, sans cuisson, comme sont en réalité la majorité des chutneys. J’ai aussi testé et accommodé les recettes pour une grande variété de ces chutneys que l’on cuit environ une semaine en avance pour laisser du temps aux aromates de se développer pleinement et de se mélanger d’une manière harmonieuse. Les chutneys dont je vous parlerai plus loin appartiennent à cette deuxième catégorie.
Le premier chutney est intervenu dans certaines des petits amuse-bouches qui sont venus accompagner les délicates bulles d’un Crémant de Limoux, comme les canapés au foie de canard.
CANAPES AU FOIE DE CANARD
Ingrédients :
* du pain de seigle d’Aveyron, coupé en tranches pas très fines
* mousse de foie de canard au Porto

Préparation :

Coupez les tranches de pain en carrés de 2 à 2 cm², grillez-les légèrement, puis tartinez-les avec le chutney de figues et posez dessus une tranche de mousse de foie.
Le repas a continué avec une petite salade de chou chinois & fenouil. J’ai découvert par hasard cette combinaison de deux légumes qui s’allient à merveille. Pendant que nous discutions de ce que nous avons fait l’année dernière, de nos projets et, entre autre, de notre incapacité grandissante à gérer nos rapports avec Internet, j’ai presque oublié les Côtes de porc au vindaloo masala qui se sont dangereusement approchées du point de combustion dans le four et j’ai dû intervenir en urgence en ajoutant de l’eau chaude dans le plat. Heureusement, ce n’est pas bien grave parce que les côtes de porc supportent, et même exigent, d’être bien cuites.

COTES DE PORC AU VINDALOO MASALA
Le vindaloo masala est un des plus brulants des mélanges d’épices indiens. Fait rare, il est généralement utilisé pour la préparation du porc, une viande traditionnellement peu consommée en Inde, sauf par la population chrétienne de Goa. Parfois, je l’utilise simplement pour préparer de la viande « à la façon européenne », sachant que je peux compter sur sa saveur riche et équilibrée.
Ingrédients pour le mélange d’épices vindaloo masala 
(Il existe, bien évidemment, plusieurs variantes)
 
* 8 clous de girofle,
* les graines de 2 capsules de cardamome noire,
* 2 bâtonnets de cannelle de 5 cm,
* 2 cuillères à café de piment de Cayenne,
* 10 graines de poivre noir,
* 1 cuillère à soupe de graines de cumin,
* 2 cuillères à soupe de coriandre,
* 1 cuillère à café bombée de graines de fenugrec,
* 1 cuillère à café bombée de graines de moutarde jaune.

Toutes les épices doivent être grillées dans une poêle à fond épais (p. ex., en fonte), en remuant sans cesse jusqu’à ce qu’elles prennent une couleur brun doré, soit 10 minutes environ. Ensuite, elles sont pillées au mortier ou passées au moulin électrique. Le mélange peut ensuite être conservé pendant 3 mois dans un récipient hermétique (je le garde en plus au réfrigérateur). Avant d’être utilisé, il est additionné de vinaigre.

Préparation :
Laissez mariner 4 côtelettes de porc dans un mélange de 2 cuillères à soupe de vindaloo masala et de 4 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge pendant au moins une heure. Puis, mettez dans un plat huilé et faites cuire dans un four chaud comme à votre habitude, en tournant une fois et en n’oubliant pas d’arroser d’eau chaude en cas de besoin.


Notre plat principal, rendu très piquant par le mélange d’épices indien, était capable de provoquer un vrai incendie dans les voies respiratoires qui peut être atténué uniquement par les saveurs sucrées. C’est pourquoi les chutneys de courgettes et de pommes, les carottes glacées et le riz basmati ont été bienvenues. C. a adoré. J’ai même reçu un « C’est pas mauvais » de la part de mon mari (rassurez-vous, c’est à peu près égal à « Excellent ! »).
En accompagnement du repas, nous avons proposé un vin chilien du Valle Central, étonnement fruité pour un Cabernet Sauvignon et en même temps suffisamment tannique pour s’immiscer dans une association réussie avec la viande épicée. En regardant comment ce vin est présenté, on peut facilement comprendre pourquoi  notre Ancien Monde est dorénavant conquit par les vins du Nouveau Monde, mis à part leur très bon rapport qualité prix et leur facilité à être bus avec les petits plats de tous les jours. La bouteille, à vis, s.v.p. (le mythe que les sommeliers préfèrent les bouteilles à bouchon de liège se dissipe peu à peu), est d’une sobre élégance, dotée d’une étiquette ne contenant que des informations essentielles. En revanche, la contre-étiquette est très expressive. On y trouve des explications en trois langues que ce vin vient de la cordillère des Andes, un endroit bénéficiant d’un climat méditerranéen propice à la culture de la vigne et où les premiers cépages de Cabernet Sauvignon ont été introduits par les Français au milieu du XIXème siècle. En plus, la contre-étiquette est dotée de quatre pictogrammes qui illustrent des choses qui sont bien souvent d’une minime importance du point de vue du producteur de vin français, mais d’une importance cruciale pour l’un amateur curieux et peu fidèle, comme l’origine du vin, le cépage, la température à laquelle il doit être servi et, enfin, s’il est sec ou doux.
Autour de minuit, il est enfin venu le tour des desserts que nos invités ont déniché dans une pâtisserie montpelliéraine : une pâtisserie par personne, aussi belles que délicieuses. Je vous laisse les imaginer, parce que je les ai découpées pour qu’on puisse les partager, et elles n’étaient plus aussi belles ... Je suis désolée, mais s’il y a quelque chose que je suis incapable de faire dans la vie, c’est de faire un choix au risque de ne pas gouter une nouvelle saveur.  


jeudi 30 décembre 2010

ENGLISH LUNCH IN THE SOUTH OF FRANCE

Étant donné que nous n’aimons pas la neige, les sports d’hiver et l’hiver tout court, pendant les jours qui séparent le jour de Noël et le Réveillons nous préférons rester chez nous et rencontrer nos amis et nos proches. Nous venons de passer une très agréable journée avec les plus français des nos amis anglais qui sont installés au cœur du Minervois. Ayant longtemps vécu dans les pays scandinaves, nos amis ont réussi à recréer avec beaucoup de goût une chaleureuse ambiance où règne la magie de Noël. Dès qu’on passe le seuil de leur charmante maison, on se sent enveloppé d’un nuage de bonheur.

Pour commencer, notre hôte a ouvert une bouteille de Blanquette de Limoux Saint-Hilaire qui nous a servi de prétexte pour déguster des blinis garnis d’un très bon saumon fumé, d’un peu de crème fraîche et, pour certains, d’œufs de lump. Il paraît que tout le monde n’aime pas cette combinaison, mais nous avons tous apprécié, y compris le chien qui, après plusieurs vains efforts, a réussi à voler la dernière.



Le repas a continué par un savoureux rôti de veau, accompagné d’une sauce chasseur, un gratin de pommes de terre à la façon de notre hôte (comprenez : avec plus de fromage), des haricots plats d’Espagne et une bouteille de Fleurie, un Beaujolais grand cru.



Je ne peux pas vous expliquer comment tout ceci a été préparé, parce que je suis persuadée que seuls les Anglais sont doués pour faire un bon rôti de veau, et je n’envisage pas pour l’instant de m’aventurer sur ce terrain. Timides et modestes que nous sommes, nous avons décliné la proposition de nous resservir.



Mais non ! C’est parce que nous étions prévenus qu’en dessert viendrait le Christmas pudding. L’année dernière, nous nous sommes déjà épris du Christmas cake avec son glaçage blanc comme la neige que notre amie avait décoré de petits sapins et de figurines de skieurs hérités de sa grande mère. Elle nous a expliqué que c’est la même préparation, mais c’est la forme du gâteau qui est différente. Les deux se préparent jusque quelques mois en avance, sont « nourris » régulièrement de brandy et peuvent être consommé jusqu’à Pâques et au delà. De même, le Christmas pudding n’est pas recouvert de glaçage et on le sert chaud, accompagné de Brandy butter (du sucre et du beurre à parts égales, plus une cuillère de brandy par 25 g de beurre) ou de Brandy sauce, qui est plus légère. Nous avons testé la deuxième version, le tout accompagné par un vin doux naturel, un fruité Muscat de Saint Jean de Minervois. Je vous donnerai la recette de ce délice, bien que je ne l’aie pas encore essayée (vous la trouverez dans les commentaires). Je vous promets de la faire pour les fêtes de l’année prochaine et de l’inclure dans la liste des plats que je prépare pour les festivités de cette période de l’année.



Après une promenade entre les vignobles sous un soleil timide, mais appréciable (nous ne sommes pas à plaindre in South of France), nous avons pris le thé avec les muffins Pomme-poire aux flocons d’avoine préparés par ma fille. Ayant une interdiction temporaire de faire des gâteaux, j’ai assisté en tant que commis de cuisine muet… C’était une occasion de découvrir un délicat thé blanc (préparé avec les bourgeons et les plus jeunes feuilles du théier), aromatisé à la grenadine.


MUFFINS POMME-POIRE


Ingrédients pour 12 muffins :
* 180 g de farine semi-complète
* 75 g de flocons d’avoine
* 2 c. c. de levure chimique
* 60 g de sucre
* 1/2 c. c. de cannelle en poudre
* une pincée de sel
* 120 ml de lait
* 80 ml d'huile de tournesol
* 2 petits œufs
* 2 pommes épluchées, épépinées et râpées (150 g)
* 1 poire épluchée, épépinée et coupée en morceaux (100 g)

Préparation
Mélangez tous les ingrédients secs. Ajoutez les fruits et mélangez bien afin de les enrober de la farine pour limiter l’oxydation. Incorporer le lait, l'œuf et l'huile.
Verser la pâte dans les moules à muffins en silicone et faites cuire au four préchauffé à 180°C pendant environ 20 minutes, jusqu’à ce qu’ils deviennent bien dorés et gonflés. Normalement, à la fin de la cuisson un cure dent en bois piqué dans la pâte doit ressortir sec, mais ce n’est pas si évident que ça, à cause des morceaux des fruits que contient la préparation.
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