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jeudi 23 mars 2017

La recette des Joues de porc braisées à la bière brune & Purée de pommes de terre et céleri rave du Livre du Hygge










Derrière ce titre à rallonge se cache une très bonne recette, issue du Livre de Hygge (Mieux vivre : La méthode danoise) de Meik Wiking. J’ai bien aimé ce livre que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire au cours de cet hiver. Je vous le conseille vivement car il est très positif, intelligemment écrit et parfois très drôle.

vendredi 2 décembre 2016

Rôti (ou épaule) de porc lentement cuit à la danoise



Voici un de ces bons plats hivernaux qu’on peut préparer le week-end sans trop se dépenser, pour le réchauffer le soir en semaine au retour de son travail. J’ai pensé récemment à lui, pendant que nous discutions avec ma fille (qui n’a ni le temps de cuisiner, ni une maman dans un rayon de mille kilomètres pour lui préparer de bons petits plats de temps en temps). 

vendredi 13 mai 2016

Des Bifanas (escalopes de porc marinées à la portugaise) comme à Vianden


La préparation de ces escalopes de porc marinées est inspirée par les sandwiches populaires portugais, les Bifanas. Ces sandwiches sont constitués de petits pains et d’escalopes de porc cuites avec de l’ail, des tomates, du vin blanc et du piment, qu’on agrémente parfois d’autres ingrédients (moutarde, oignon frit, fromage, …). Cependant, on peut aussi les servir en tant que plat principal, par exemple avec un accompagnement de pommes de terre vapeur, sautées ou rôties … ou avec des frites.

jeudi 4 juin 2015

« Porc tikka » (Brochettes de porc aux épices indiennes)




Tout le monde connait le « poulet tikka », ainsi que les informations contradictoires qui entourent ses origines : selon certains, c’est une spécialité indienne, selon d’autres, il s’agit d’un des nombreux plats d’inspiration indienne inventés en Angleterre. Pour simplifier les choses, ici je vous propose une recette de tikka de porc (pasinda tikka) : brochettes de viande de porc marinées au yaourt et aux épices. Elle n’est pas sortie de mon imagination, mais vient de mon plus ancien livre de cuisine indienne (édité en 1988). Selon l’auteur, Michael Pandya, la recette est originaire du Punjab. Par ailleurs, c’est la seule spécialité à base de porc que contient ce livre - et en même temps, celle que j’ai cuisiné le plus souvent.

jeudi 16 avril 2015

Carnitas (Porc confit à la mexicaine)




Les « Carnitas » (« petites viandes ») sont une spécialité mexicaine très populaire, utilisée comme garniture habituelle des tacos et autres enchiladas mexicains ou tex-mex, avec les légumes frais ou préparés, l’avocat, les différentes salsas plus au moins piquantes, le fromage coulant et la coriandre fraîche.

jeudi 8 mai 2014

Rôti de porc à cuisson lente aux épices cajun (Porc effiloché ou Pulled Pork)




Qui n’aime pas la cuisson lente ? On prépare tout à l’avance directement dans un récipient allant au four, puis on laisse cuire le plat à feu très doux en l’oubliant totalement pendant plusieurs heures ; au bout du compte, on obtient un plat juteux, moelleux, aromatisé et savoureux.

mardi 21 janvier 2014

Porc « Stroganoff » & D'où vient le nom "Stroganoff"




C’est un plat que ma fille a cuisiné le dernier jour qu’elle a passé avec nous, avant de repartir pour Paris (vous reconnaitriez sans doute la décoration de notre table festive que je viens à peine de ranger, par crainte que la maison me paraitra brutalement trop vide ; nous avons laissé seulement quelques petites bougies pour égayer nos repas du soir).

lundi 22 avril 2013

Poitrine de porc rôtie au fenouil



Quand j’ai regardé l’émission où Gordon Ramsay cuisinait ce plat, je me suis dit que je n’avais jamais vu ce type de viande en vente. Mais quand je suis allée faire des courses, j’ai vu un bon morceau qui m’attendait - et je l’ai pris. Je l’ai tout de suite cuisiné … et oui, c’est trop gourmand … d’une saveur intense … et d’un goût fantastique. C’est vrai que ce n’est pas un plat maigre (en même temps, il n’est pas plus gras qu’une innocente brioche parisienne) et que je ne le referais sûrement pas avant longtemps, mais je tiens à vous le dire : pour une fois, ne pensez pas à votre régime et à votre taux de cholestérol (vous avez tout le temps devant vous pour cela) et faites-vous plaisir. Faites plaisir aussi à gens que vous aimez, et profitez de leur bonheur - qui se fera entendre. Ça vaut vraiment le coup.
Thank you, Gordon.

jeudi 14 février 2013

Escalopes de porc en roulade de jambon, au fromage, à la bière et aux champignons



C’est en cherchant une nouvelle idée pour les escalopes que nous venions d’acheter que nous avons découvert cette recette sur internet. Il s’agit d’un plat du chef belge Michel Boreux qu’il avait présenté à la chaîne de la télévision locale de la Province de Luxembourg (et que vous pouvez voir ici).
L‘objectif tout à fait respectable de l’émission était de mettre en valeur les produits traditionnels de cette province belge, comme la viande de porc fermier et le jambon cuit à l’os d’Ardennes, ainsi que les produits fabriqués par les moines trappistes de l’abbaye d'Orval, et notamment la bière d’Orval et le fromage d’Orval. Mais je ne pouvais pas attendre l’occasion de faire un long voyage pour me procurer tous ces produits ; j’ai donc utilisé des ingrédients similaires. Par exemple, le fromage d’Orval, tout comme la raclette, est fabriqué à base de lait de vache entier pasteurisé, il est à pâte pressée et non cuite et à croûte naturelle lavée, et a un goût légèrement amer ; alors, je l’ai remplacé par de la raclette. Il faut que cette dernière soit affinée, sinon elle va fondre rapidement pendant la cuisson. J’ai aussi changé un peu le mode de la préparation, et j’ai varié les accompagnements, en ajoutant des fleurettes de brocoli et des vitelottes aux choux de Bruxelles et aux pommes de terre.
Ce plat est très gouteux, et sa préparation ne demande pas beaucoup de temps, contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre. En quelques mois, je l’ai déjà cuisiné deux fois (ce qui est assez inhabituel pour moi) et il me semble que je le ferai assez souvent. 


 

Roulades de porc au jambon et au fromage, sauce à la bière et aux champignons

Ingrédients (pour 4 personnes) :
4 fines escalopes de porc de 100 g chacune,
4 tranches de jambon cuit à l’os,
4 à 8 tranches de fromage d’Orval (ou de raclette affinée),
250 g de champignons de Paris,
1 bouteille de bière blonde (250 ml),
1 c. s. de miel liquide,
du beurre et d’huile,
sel et poivre du moulin.

Pour l’accompagnement :
Quelques pommes de terre et choux de Bruxelles (ou du brocoli, ou les deux) cuits à la vapeur.

Méthode :

Étalez les escalopes sur la planche à découper. Poivrez et disposez sur chacune une tranche de jambon, puis une tranche de fromage.
Enroulez serré et ficelez chaque roulade.
Dans une poêle, faites chauffer une noix de beurre avec un filet d’huile (l’ajout d’huile permet d’obtenir une température plus élevée en évitant de bruler le beurre). Mettez-y les roulades et faites-les saisir sur tous les côtés (ceci vous prendra 8 à 10 minutes en tout). Salez très légèrement. 
Maintenant, vous pouvez soit sortir les roulades et préparer la sauce séparément (comme le fait le chef), soit, si vous préférez une viande mieux cuite, les garder dans la poêle et y ajouter les champignons en prenant le risque qu’à un moment ou à un autre le fromage commencera à fondre dans la sauce (c’est ce que j’ai fait ; ce qui suit est la description de ma manière). Laissez cuire une dizaine de minutes en remuant et en grattant le fond avec une spatule pour détachez les jus. Arrosez avec la bière, puis ajoutez le miel.
Faites cuire encore une dizaine de minutes (ou plus), en remuant et en retournant les roulades de temps en temps.
Dès que la viande est cuite, sortez les roulades et déficelez-les. Gardez au chaud.
Sortez les champignons de la poêle et filtrez la sauce. Versez-la de nouveau dans la poêle, ajoutez une noisette de beurre et mélangez au fouet afin qu’elle devienne lisse et brillante. 
Mettez une roulade par assiette, répartissez dessus la sauce et les champignons et accompagnez de pommes de terre et de choux vapeur. 
 

Suite de la recette en bulgare / Следва рецептата на български

vendredi 23 novembre 2012

Nourritures littéraires : Porc vietnamien au lait de coco et au caramel





                                                                                      Рецептата на български е по-надолу   
 
Je viens de lire mon premier roman vietnamien (« Terre des oublis » de Duong Thu Huong) et, par la même occasion, d’avoir une première approche, bien que littéraire, des traditions culinaires vietnamiennes révélées par quelqu’un du pays. Étant donné que les personnages principaux ne sont pas des super-héros – ni même des vampires - tout le long du livre ils mangent, boivent, dorment, font l’amour (ou font tout pour), et, chose rare, réfléchissent. J’ai beaucoup aimé ce livre tout en délicatesse et en douceur, où l’histoire se déroule lentement comme un grand fleuve tranquille (qui de temps en temps prend un virage inattendu ou s’égare pendant une trentaine de pages). On plonge volontairement dans ce fleuve enveloppant et se laisse savourer les détails de la vie quotidienne : on sent les odeurs du basilic et de la citronnelle (qui parfument les plats, mais aussi l’eau pour les bains), de la saumure de poisson omniprésente, du riz grillé au miel, et on est pris d’envie de goûter aux crevettes sautées au poivre et à la ciboulette, au bœuf au gingembre et au porc mijoté au lait de coco.

Et voila que je me suis mis à la recherche d’une recette de ce porc mijoté au lait de coco. Plus connu sous le nom de porc au caramel (ou bien thit heo kho nuoc dua, ou thit kho tau, ou thit kho riu, ou thit kho trung, ou simplement thit kho), il est préparé avec (bien sûr) du caramel, des œufs durs, de la sauce de poisson et non du lait de coco, mais du jus de coco. Lost in translation ? Les variantes qui utilisent du lait du coco et du sauce soja sont plutôt rares (mais ça existe). Une version très libre et assez complexe du chef vietnamien Thi Tran (par ailleurs, le nom de famille de l’un des personnages principaux du livre est justement Tran) utilise dans la même recette du lait de coco et du jus de coco (on trouve ce dernier dans certains magasins asiatiques, sinon dans les noix de coco fraîches), ainsi que de la sauce de poisson et de la sauce de soja.  




Porc vietnamien au lait de coco et au caramel

Ingrédients (pour 4 personnes)

Pour le caramel :
1 cuillère à soupe d'huile
2 cuillères à soupe de sucre
1 cuillère à soupe d'eau chaude

Autres ingrédients:
0,8 kg de viande de porc (on utilise de la poitrine du porc ou un autre morceau de viande grasse ; j'ai utilisé de l'épaule dégraissée), coupée en morceaux de 2 cm
4 œufs
1 morceau de gingembre (3 cm), épluché
1 petit oignon, épluché
2 gousses d'ail, pelées
1 tige de citronnelle (que la partie tendre)
½ boîte (20 cl) de lait de coco (ou deux fois plus de jus de coco)
25 cl de bouillon de poulet (ou de l’eau chaude)
½ cuillère à café de sel
1 cuillère à café de poivre fraîchement moulu
2 cuillères à soupe de sauce de poisson (ou de la sauce soja, ou les deux)

Préparation :

Émincez l’oignon, le gingembre et la partie la plus tendre de la tige de la citronnelle. Écrasez l'ail avec la partie plate du couteau, puis hachez-le.
Caramélisez le sucre : Chauffez l'huile dans le récipient que vous allez utiliser pour la cuisson du plat. Ajoutez le sucre et laissez fondre sur feu moyen. Réduisez le feu et remuez sans cesse jusqu’à ce que le sucre soit complètement fondu et qu’il devienne brun foncé / brun rouge. À ce stade, des grosses bulles se forment. Ajouter 1 cuillère à soupe d’eau bouillante.
Ajoutez les morceaux de porc dans le sucre caramélisé. Remuez pour bien les enrober.
Ajoutez le gingembre, l'ail, l’oignon, la citronnelle, le lait (ou le jus) de noix de coco, le bouillon de poulet, le sel, le poivre et la sauce de poisson (ou de soja).
Laissez mijoter à couvert pendant au moins une heure.
Pendant ce temps, faites cuire les œufs pendant 8 minutes. Refroidissez-les sous l’eau froide, puis écalez-les.
Au bout d’une heure, ajoutez les œufs dans le récipient avec la viande. Laissez mijoter pendant 30 minutes. Si nécessaire, ôtez le couvercle pour réduire la sauce.
Servez la viande nappée de sauce, avec les œufs entiers ou découpés et du riz (nature ou à la noix de coco), ou de la baguette.


Sources : Pig Pig's Corner, Starry Kitchen's Thi Tran et autres



lundi 8 octobre 2012

Rôti de porc à la laotienne



C’est un plat d’origine laotienne que nous aimons beaucoup, et qui revient  probablement le plus souvent sur notre table quand nous avons des invités (excepté les jours où nous attendons quelqu’un qui ne supporte pas l’ail). Le secret de sa réussite est dans la très lente cuisson de la viande qui s’imprègne doucement de la saveur de l’ail rôti.

vendredi 27 janvier 2012

Porc « moju » (Porc au vinaigre à la sri-lankaise)

La recette de ce plat sri-lankais vient du livre « Epices de la vie », conçu comme une succession de recettes venues des quatre coins du monde, chacune plus épicée que l’autre et qui donnent toutes envie de les essayer. Si ce livre contenait aussi des illustrations pour les plats décrits (ou un peu plus d’explications, au moins) et s’il pouvait être moins moralisateur, il serait vraiment parfait !

Le  porc « moju » est peut-être le plat le plus surprenant de tout le livre. Il est extrêmement piquant, mais tout aussi explosif en saveurs. Sa particularité ne se cache pas tellement dans ses ingrédients (que l’on peut se procurer facilement), mais dans sa technique. La viande est préparée sans aucun ajout de matière grasse : elle cuit dans une marinade composée d’épices et d’une grande quantité de vinaigre.

Selon mes recherches sur internet, le mot sri-lankais « moju » ne correspond pas à un plat particulier, mais peut se traduire tout simplement comme « quelque chose qui est préparé avec du vinaigre ». En réalité, la recette originale demande de cuire la viande dans un demi-litre de vinaigre, mais cela m’a paru un peu trop et j’ai divisé cette quantité par quatre. C’est le seul changement que j’ai fait, en me disant qu’un demi-litre de vinaigre doit être probablement nécessaire pour rendre comestible la chair coriace des phacochères (ou quelque soit le nom des cochons sri-lankais semi-sauvages), mais que pour les tendres porcs français le quart doit être tout à fait suffisant.

Porc « moju »

Ingrédients (pour 4 personnes) :

jeudi 17 novembre 2011

Escalopes de porc caramélisées au jus de grenade et miel


Les fruits des grenadiers qui abondent dans notre région commencent à éclater sur les arbres pour exhiber leur chair écarlate et alimenter les fantasmes culinaires. Les origines lointaines de la grenade (venue de Perse, elle serait un des plus vieux fruits) et la place qu’elle occupe dans les légendes de nos ancêtres ne font qu’amplifier son effet prolifique sur notre imagination.
 

Rappelant des pierres précieuses non-taillées, les graines de la grenade (ou les arilles, si l’on veut utiliser un nom plus approprié), sont déjà tellement décoratives qu’elles incitent à les utiliser plus souvent dans les préparations, sucrées et salées. Mais de plus, la grenade est championne en matière de contenu de ces antioxydants si bénéfiques pour notre santé. L’activité des antioxydants de la grenade et de son jus serait en effet supérieure à celle du thé vert et du vin rouge !

Ce fruit m’a fait penser à l’utiliser dans une recette toute simple qui exploite pleinement son goût spécifique. La viande de porc, assez neutre, se prête aisément à ce jeu (j’ai aussi envie de faire un essai avec du magret du canard, quelque chose me dit que ce sera un mariage heureux). J’ai ajouté un peu de miel pour souligner la douceur du fruit, du poivre pour opposer la force à la douceur, et du piment de Cayenne pour donner un coup de fouet par le piquant. Rien de plus. Et c’est bon !

Ingrédients (pour 4 personnes)

jeudi 3 février 2011

PORC A LA CUISSON ROUGE AUX MARRONS

C’est un plat de la cuisine traditionnelle chinoise qui a la qualité de se distinguer de ce qu’on a l’habitude de servir dans la majorité des restaurants chinois. Sa longue cuisson (plus de deux heures et quart) doit y être pour quelque chose. Ici, contrairement à tout plat chinois qui se respecte, la viande ne doit pas être coupée en petits bouts facilement maniables avec les baguettes, mais en grands morceaux (4 x 4 cm). C’est ce que je fais d’habitude, sauf cette fois quand l’envie m’a pris de donner un aspect plus européen à mon dîner et j’ai coupé la viande tout simplement en tranches. J’ai rajouté aussi quelques graines de fenouil à la préparation, parce que nous aimons ça. Le résultat final n’était pas mal du tout !

Ingrédients pour 4 personnes :

* 1 kg de viande de porc,
* 1 cuillère à café de sucre,
* 10 cl d’eau,
* 4 cuillères à soupe de sauce de soja,
* 4 cuillères à soupe de vin blanc doux,
* 1 cuillère à café de graines de fenouil (facultatif),
* 250 g de marrons cuits.

Préparation :

Coupez la viande en cubes de 4 cm.

Mélangez 3 cuillères à soupe de sauce soja avec le sucre et l’eau.

Faites chauffer de l’eau dans une casserole. Quand elle commence à bouillir, ajoutez la viande (la quantité d’eau doit être suffisante pour la couvrir) et laissez cuire pendant 15 minutes. Jetez l’eau et égouttez la viande. Transférez-la dans un plat allant au four.

Versez dessus le mélange de sauce de soja. Mélangez pour bien enrober les morceaux. Mettez dans le four préchauffé à 150°C.

Laissez cuire une heure, en remuant deux fois.

Ajoutez le vin blanc et les graines de fenouil, recouvrez le plat et laissez cuire encore une demi-heure.

Rajoutez les marrons cuits et épluchés avec une cuillère de sauce de soja. Mélangez bien, couvrez et mettez au four pour encore une demi-heure.

Servez chaud, accompagné de riz (ou pas). Dernièrement, je l’ai servi avec le pak-choï : l’harmonie a été parfaite.



Ce plat se réchauffe très bien. Je dirai même qu’il est meilleur le lendemain… quand il en reste.

lundi 17 janvier 2011

UN DINER EPICÉ AUX SAVEURS INDIENNES

C. est une amie que j’apprécie énormément pour son naturel, sa générosité et son ouverture d’esprit. C’est elle qui m’a montré la pratique de la biologie moléculaire (« c’est comme faire la cuisine … ») au cours de mon premier stage de laboratoire. Tiraillées par nos occupations respectives, nous nous sommes un peu perdues de vue ces derniers temps et avions beaucoup de chose à nous dire. Pour la recevoir, elle et son compagnon, j’ai opté pour un dîner simple et savoureux organisé autour des chutneys, ces condiments raffinés à base de toutes sortes de fruits et légumes réunissant des saveurs épicées, piquantes, sucrées et aigres qui agrémentent les mets nord-indiens et dont on trouve les délicieuses descriptions dans les récits des écrivains anglais. Le meilleur que j’ai jamais mangé était un chutney à la mangue verte extrêmement piquant d’une célèbre chaîne de restaurants indiens et sri-lankais. Il était fraichement préparé, sans cuisson, comme sont en réalité la majorité des chutneys. J’ai aussi testé et accommodé les recettes pour une grande variété de ces chutneys que l’on cuit environ une semaine en avance pour laisser du temps aux aromates de se développer pleinement et de se mélanger d’une manière harmonieuse. Les chutneys dont je vous parlerai plus loin appartiennent à cette deuxième catégorie.
Le premier chutney est intervenu dans certaines des petits amuse-bouches qui sont venus accompagner les délicates bulles d’un Crémant de Limoux, comme les canapés au foie de canard.
CANAPES AU FOIE DE CANARD
Ingrédients :
* du pain de seigle d’Aveyron, coupé en tranches pas très fines
* mousse de foie de canard au Porto

Préparation :

Coupez les tranches de pain en carrés de 2 à 2 cm², grillez-les légèrement, puis tartinez-les avec le chutney de figues et posez dessus une tranche de mousse de foie.
Le repas a continué avec une petite salade de chou chinois & fenouil. J’ai découvert par hasard cette combinaison de deux légumes qui s’allient à merveille. Pendant que nous discutions de ce que nous avons fait l’année dernière, de nos projets et, entre autre, de notre incapacité grandissante à gérer nos rapports avec Internet, j’ai presque oublié les Côtes de porc au vindaloo masala qui se sont dangereusement approchées du point de combustion dans le four et j’ai dû intervenir en urgence en ajoutant de l’eau chaude dans le plat. Heureusement, ce n’est pas bien grave parce que les côtes de porc supportent, et même exigent, d’être bien cuites.

COTES DE PORC AU VINDALOO MASALA
Le vindaloo masala est un des plus brulants des mélanges d’épices indiens. Fait rare, il est généralement utilisé pour la préparation du porc, une viande traditionnellement peu consommée en Inde, sauf par la population chrétienne de Goa. Parfois, je l’utilise simplement pour préparer de la viande « à la façon européenne », sachant que je peux compter sur sa saveur riche et équilibrée.
Ingrédients pour le mélange d’épices vindaloo masala 
(Il existe, bien évidemment, plusieurs variantes)
 
* 8 clous de girofle,
* les graines de 2 capsules de cardamome noire,
* 2 bâtonnets de cannelle de 5 cm,
* 2 cuillères à café de piment de Cayenne,
* 10 graines de poivre noir,
* 1 cuillère à soupe de graines de cumin,
* 2 cuillères à soupe de coriandre,
* 1 cuillère à café bombée de graines de fenugrec,
* 1 cuillère à café bombée de graines de moutarde jaune.

Toutes les épices doivent être grillées dans une poêle à fond épais (p. ex., en fonte), en remuant sans cesse jusqu’à ce qu’elles prennent une couleur brun doré, soit 10 minutes environ. Ensuite, elles sont pillées au mortier ou passées au moulin électrique. Le mélange peut ensuite être conservé pendant 3 mois dans un récipient hermétique (je le garde en plus au réfrigérateur). Avant d’être utilisé, il est additionné de vinaigre.

Préparation :
Laissez mariner 4 côtelettes de porc dans un mélange de 2 cuillères à soupe de vindaloo masala et de 4 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge pendant au moins une heure. Puis, mettez dans un plat huilé et faites cuire dans un four chaud comme à votre habitude, en tournant une fois et en n’oubliant pas d’arroser d’eau chaude en cas de besoin.


Notre plat principal, rendu très piquant par le mélange d’épices indien, était capable de provoquer un vrai incendie dans les voies respiratoires qui peut être atténué uniquement par les saveurs sucrées. C’est pourquoi les chutneys de courgettes et de pommes, les carottes glacées et le riz basmati ont été bienvenues. C. a adoré. J’ai même reçu un « C’est pas mauvais » de la part de mon mari (rassurez-vous, c’est à peu près égal à « Excellent ! »).
En accompagnement du repas, nous avons proposé un vin chilien du Valle Central, étonnement fruité pour un Cabernet Sauvignon et en même temps suffisamment tannique pour s’immiscer dans une association réussie avec la viande épicée. En regardant comment ce vin est présenté, on peut facilement comprendre pourquoi  notre Ancien Monde est dorénavant conquit par les vins du Nouveau Monde, mis à part leur très bon rapport qualité prix et leur facilité à être bus avec les petits plats de tous les jours. La bouteille, à vis, s.v.p. (le mythe que les sommeliers préfèrent les bouteilles à bouchon de liège se dissipe peu à peu), est d’une sobre élégance, dotée d’une étiquette ne contenant que des informations essentielles. En revanche, la contre-étiquette est très expressive. On y trouve des explications en trois langues que ce vin vient de la cordillère des Andes, un endroit bénéficiant d’un climat méditerranéen propice à la culture de la vigne et où les premiers cépages de Cabernet Sauvignon ont été introduits par les Français au milieu du XIXème siècle. En plus, la contre-étiquette est dotée de quatre pictogrammes qui illustrent des choses qui sont bien souvent d’une minime importance du point de vue du producteur de vin français, mais d’une importance cruciale pour l’un amateur curieux et peu fidèle, comme l’origine du vin, le cépage, la température à laquelle il doit être servi et, enfin, s’il est sec ou doux.
Autour de minuit, il est enfin venu le tour des desserts que nos invités ont déniché dans une pâtisserie montpelliéraine : une pâtisserie par personne, aussi belles que délicieuses. Je vous laisse les imaginer, parce que je les ai découpées pour qu’on puisse les partager, et elles n’étaient plus aussi belles ... Je suis désolée, mais s’il y a quelque chose que je suis incapable de faire dans la vie, c’est de faire un choix au risque de ne pas gouter une nouvelle saveur.  


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