Comme je vous l’ai déjà dit (ici),
au début du mois de décembre j’ai préparé mon premier Christmas cake. Je me
demandais s’il est trop tard pour vous parler de lui maintenant, après les
fêtes de fin d’année (et même avant, car ce gâteau nécessite une
« maturation » de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois), mais
je n’ai pas assez de patience pour laisser la recette attendre encore une
année. De plus, j’avais promis de vous dire si je l’avais réussi. Après le long
suspense, l’heure de vérité a sonné le 25 décembre : quel bonheur, mon
Christmas cake a été absolument délicieux (bien qu’il soit moins joli que les
images que l’on voit d’habitude, à cause de quelques changements dans les
ingrédients pour la décoration que j’assume complètement et qui ont ravi ma
famille). Tous mes proches l’ont tellement aimé qu’ils ne veulent plus entendre
parler d’un autre choix pour le gâteau de nos futures fêtes de Noël. Mais la
prochaine fois, je doublerai les doses !
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vendredi 3 janvier 2014
dimanche 7 avril 2013
Crumpets
Les « crumpets » sont des petits pains cuits
à la poêle que les Britanniques consomment habituellement avec le thé de 5
heures de l’après-midi, généralement avec du beurre et de la confiture.
D’origine celtique, ils sont devenus très populaires à l’époque victorienne,
quand l’ajout de la levure de boulanger dans la recette a contribué à l’aspect spongieux
qu’on leur connait actuellement. Ils sont profondément ancrés dans la littérature
de l’Albion : par exemple, dans un des livres préférés de mon enfance, « Birds, Beasts, and Relatives » de
Gerald Durrell, on assiste à la conversation suivante :
« ‘And I see we are in time for
tea. Strumpets! How lovely! Donald, we have strumpets for tea!’ - ‘Crumpets,’
corrected Donald. »
mardi 17 janvier 2012
English Sunday lunch. Le panais rôti & Le secret des Roasted potatoes.
La semaine dernière, nous étions invités pour le déjeuner du dimanche chez nos amis anglais, Paul et Deb, qui habitent dans le sud de la France. Le voyage jusqu’à leur superbe maison relève d’une expédition au cœur du pays Cathare sur les petites routes qui traversent les innombrables vignobles, contournent les châteaux éblouissants ou longent le Canal du midi dissimulé par les platanes.
Leur maison est toujours aussi belle et chaleureuse, avec ses sols recouverts de dalles multicolores, son intérieur où se mélangent des influences britanniques, scandinaves et provençales et sa cour ensoleillée où le rosier plie sous les fleurs malgré l’avancée de l’hiver. C’est le dépaysement total. Pendant que nous discutons avec nos amis, les odeurs venant de l’immense cuisine créent la surprise.
Paul nous raconte brièvement de quoi se compose le traditionnel déjeuner anglais du dimanche. D’habitude, il y a de la viande rôtie (du bœuf, de l’agneau ou de la volaille) qui est accompagnée de plusieurs petits plats : des légumes verts croquants (des haricots verts, du brocoli ou du chou de Bruxelles, quand on aime bien ça), des carottes, du panais rôti et obligatoirement des roasted potatoes, ces fameuses pommes de terre rôties, moelleuses à l’intérieur et croustillantes de l’extérieur. Enfin, vient une sauce au jus (gravy) pour unir le tout.
Notre repas commence par une salade haute en couleurs : roquette et lolo rossa au jambon cru, figues et mangue. Le melon peut aller se rhabiller : cette combinaison de saveurs nous séduit complètement.
Le plat principal (du poulet rôti avec des quartiers d’oignons et des feuilles de sauge, un mode de préparions pour la volaille très british et très goûteux) s’accorde très bien avec le panais rôti.
Ce légume très courant en Angleterre a été laissé à l’oubli (très injustement à mon avis) de ce côté de La Manche, et l’on essaye actuellement de remettre au goût du jour. Nos amis, qui tenaient auparavant des chambres d’hôtes, nous racontent une petite anecdote : une fois ils l’avaient proposé à des Français qui, surpris d’entendre que cet aliment inconnu à leurs yeux était du panais, se sont indignés : « Nous donnons ça aux bêtes ! ».
Nous aimons bien ce légume-racine aromatique et délicat, mais je le prépare le plus souvent en combinaison avec d’autres légumes, en poêlée ou en soupe. Je note bien le mode de préparation de ce plat composé entièrement de panais qui s’avère être des plus simples : il suffit d’éplucher les panais, de les couper en deux ou en quatre dans le sens de la longueur pour obtenir des tranches d’une épaisseur d’environ 1-1,5 cm, de les mettre dans un plat allant au four avec de l’huile d’olive et un peu de sel et de les enfourner pendant environ une heure ou jusqu’à ce qu’ils deviennent bien dorés.
Je n’ose plus envahir la conversation avec des questions culinaires, mais je suis tellement intriguée par les roasted potatoes que plus tard je demande qu’est-ce qui permet aux simples pommes de terre rôties de se transformer en cette tentation gourmande.
Et voilà tous les secrets que l’on m’a dévoilé, agrémentés de mon expérience personnelle (car je me suis lancée dans les expérimentations dès le jour suivant) :
dimanche 2 octobre 2011
Newcastle
Désormais, Diana’s Cook Blog a un correspondant spécial en Angleterre, à Newcastle : http://moredianascook.blogspot.com/
Bonne lecture !
lundi 16 mai 2011
« Les scones, c’est trop bon ! »
Ma fille m’a dit un jour :
« Maman, il faut absolument que nous fassions des scones. Sabina (la meilleure amie de ma fille) est totalement passionnée par eux ces derniers temps».
« Des scones ? Mais qu’est-ce que c’est ? Je n’en ai jamais entendu parler ! »
« Ce sont des petits gâteaux écossais qu’on sert avec le thé de 5 heures, mais on peut aussi les manger au petit déjeuner, avec de la confiture ou du Nutella. Sabina m'a dit qu’ils sont trop bons.»
L’amie de ma fille est d’origine américaine et elle fait tout le temps des muffins, des brownis et d'autres tentations sucrées, tout en gardant sa forme de brindille. Ce n’est pas étonnant que ma fille aussi se soit lancée sur le territoire de douceurs, contrairement à moi : je m’intéresse peu aux gâteaux. Pourtant, passer du temps ensemble dans la cuisine en transformant ces simples ingrédients en objet de désir est l’un de mes moments de bonheur privilégiés et je ne voulais rater une telle occasion pour rien au monde. Et comme je suis toujours en quête d’idées pour le petit déjeuner, je lui ai tout de suite répondu :
« D’accord, il faut alors trouver une recette et la tester ».
Pendant les semaines qui ont suivis cette conversation, ma boite mail a été bombardée par des liens vers des blogs culinaires, jusqu’au jour où ma fille m’a transféré la recette préférée de Sabina. Ces scones avaient l’air d’être tout simples et appétissants. Il ne restait plus qu'à acheter la crème fraîche, un ingrédient qui rentre très, très rarement dans notre cuisine à cause de sa richesse calorique. En contrepartie, les scones se préparent sans œufs et leur cuisson n’a aucunement besoin de matière grasse : du coup, ils deviennent plus light que beaucoup d’autres préparations. Nous avons testé deux fois la recette et elle a dévoilé une qualité tout à fait intéressante : la pâte se prépare en un clin d'œil ! Enfin, il ne faut pas se lever trop tôt le matin pour préparer un délicieux petit déjeuner.
Scones
Ingrédients :
250 g de farine,
8 g de levure chimique,
50 g de beurre,
50 g de sucre,
75 g de lait,
75 g de crème liquide,
une pincée de sel.
Préparation :
Dans un grand bol, mélangez la farine, la levure, le sucre et le beurre avec une spatule. Ajoutez le lait et la crème, et pétrissez rapidement jusqu’à l’obtention d’une pâte souple. Couvrez le bol et laissez la pâte reposer une heure.
Préchauffez le four à 210° C. Sur un plan de travail légèrement fariné, étalez la pâte sur 2-3 cm d’épaisseur. Coupez les scones à l’aide d’un petit emporte-pièce rond, puis les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Vous pouvez aussi tout simplement aplatir la boule et la découper en huit comme un gâteau, pour ensuite cuire les morceaux séparément.
Enfourner pour 10 à 15 minutes : les scones doivent être gonflés et très légèrement dorés.
Laisser tiédir avant de déguster (c’est assez difficile, je l’avoue, mais sinon vous allez vous bruler exactement comme nous l’avons fait).
Laisser tiédir avant de déguster (c’est assez difficile, je l’avoue, mais sinon vous allez vous bruler exactement comme nous l’avons fait).
Le verdict : Ils sont vraiment très bons !
jeudi 30 décembre 2010
ENGLISH LUNCH IN THE SOUTH OF FRANCE
Étant donné que nous n’aimons pas la neige, les sports d’hiver et l’hiver tout court, pendant les jours qui séparent le jour de Noël et le Réveillons nous préférons rester chez nous et rencontrer nos amis et nos proches. Nous venons de passer une très agréable journée avec les plus français des nos amis anglais qui sont installés au cœur du Minervois. Ayant longtemps vécu dans les pays scandinaves, nos amis ont réussi à recréer avec beaucoup de goût une chaleureuse ambiance où règne la magie de Noël. Dès qu’on passe le seuil de leur charmante maison, on se sent enveloppé d’un nuage de bonheur.
Pour commencer, notre hôte a ouvert une bouteille de Blanquette de Limoux Saint-Hilaire qui nous a servi de prétexte pour déguster des blinis garnis d’un très bon saumon fumé, d’un peu de crème fraîche et, pour certains, d’œufs de lump. Il paraît que tout le monde n’aime pas cette combinaison, mais nous avons tous apprécié, y compris le chien qui, après plusieurs vains efforts, a réussi à voler la dernière.
Le repas a continué par un savoureux rôti de veau, accompagné d’une sauce chasseur, un gratin de pommes de terre à la façon de notre hôte (comprenez : avec plus de fromage), des haricots plats d’Espagne et une bouteille de Fleurie, un Beaujolais grand cru.
Je ne peux pas vous expliquer comment tout ceci a été préparé, parce que je suis persuadée que seuls les Anglais sont doués pour faire un bon rôti de veau, et je n’envisage pas pour l’instant de m’aventurer sur ce terrain. Timides et modestes que nous sommes, nous avons décliné la proposition de nous resservir.
Mais non ! C’est parce que nous étions prévenus qu’en dessert viendrait le Christmas pudding. L’année dernière, nous nous sommes déjà épris du Christmas cake avec son glaçage blanc comme la neige que notre amie avait décoré de petits sapins et de figurines de skieurs hérités de sa grande mère. Elle nous a expliqué que c’est la même préparation, mais c’est la forme du gâteau qui est différente. Les deux se préparent jusque quelques mois en avance, sont « nourris » régulièrement de brandy et peuvent être consommé jusqu’à Pâques et au delà. De même, le Christmas pudding n’est pas recouvert de glaçage et on le sert chaud, accompagné de Brandy butter (du sucre et du beurre à parts égales, plus une cuillère de brandy par 25 g de beurre) ou de Brandy sauce, qui est plus légère. Nous avons testé la deuxième version, le tout accompagné par un vin doux naturel, un fruité Muscat de Saint Jean de Minervois. Je vous donnerai la recette de ce délice, bien que je ne l’aie pas encore essayée (vous la trouverez dans les commentaires). Je vous promets de la faire pour les fêtes de l’année prochaine et de l’inclure dans la liste des plats que je prépare pour les festivités de cette période de l’année.
Après une promenade entre les vignobles sous un soleil timide, mais appréciable (nous ne sommes pas à plaindre in South of France), nous avons pris le thé avec les muffins Pomme-poire aux flocons d’avoine préparés par ma fille. Ayant une interdiction temporaire de faire des gâteaux, j’ai assisté en tant que commis de cuisine muet… C’était une occasion de découvrir un délicat thé blanc (préparé avec les bourgeons et les plus jeunes feuilles du théier), aromatisé à la grenadine.
MUFFINS POMME-POIRE
Ingrédients pour 12 muffins :
* 180 g de farine semi-complète
* 75 g de flocons d’avoine
* 2 c. c. de levure chimique
* 60 g de sucre
* 1/2 c. c. de cannelle en poudre
* une pincée de sel
* 120 ml de lait
* 80 ml d'huile de tournesol
* 2 petits œufs
* 2 pommes épluchées, épépinées et râpées (150 g)
* 1 poire épluchée, épépinée et coupée en morceaux (100 g)
Préparation
Mélangez tous les ingrédients secs. Ajoutez les fruits et mélangez bien afin de les enrober de la farine pour limiter l’oxydation. Incorporer le lait, l'œuf et l'huile.
Verser la pâte dans les moules à muffins en silicone et faites cuire au four préchauffé à 180°C pendant environ 20 minutes, jusqu’à ce qu’ils deviennent bien dorés et gonflés. Normalement, à la fin de la cuisson un cure dent en bois piqué dans la pâte doit ressortir sec, mais ce n’est pas si évident que ça, à cause des morceaux des fruits que contient la préparation.
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